Ce week-end du 1er au 3 mars, le public américain pouvait découvrir dans les salles obscures Dune : Partie Deux de Denis Villeneuve mais également Shayna de Noora Niasari ainsi que les deux derniers épisodes de la quatrième saison de The Chosen, proposés lors de séances spéciales. Sur ces trois propositions, une s’est logiquement imposée au sommet du podium. Analysons les chiffres.

En petite forme depuis plus d’un mois, le box office américain reprend finalement du poil de la bête avec l’arrivée de Dune : Partie Deux en salles, qui met fin au règne de Bob Marley : One love et domine la concurrence avec une belle entrée en matière financièrement parlant.
Pour son premier week-end d’exploitation, la suite de l’adaptation du roman culte de Frank Herbert chapeautée par Denis Villeneuve a su capter l’attention du public, récoltant pas moins de 81,5M$ en l’espace de trois jours. Soit un démarrage deux fois plus puissant que son prédécesseur qui, en 2021, s’était élancé au cinéma avec 40,1M$ – dans un contexte différent puisque proposé en simultané sur HBO Max alors que l’industrie se remettait doucement en état de marche post-pandémie. De quoi permettre au réalisateur de signer le meilleur lancement de sa carrière.
En tenant compte de ses résultats à l’international, Dune : Partie Deux voit ses recettes prendre de la hauteur à vitesse grand V, celles-ci atteignant déjà les 178,5M$. Son budget, estimé à 190M$, devrait être remboursé en peu de temps si l’on en croit ce début de parcours studieux.

Avec un concurrent de taille attirant l’attention du plus grand nombre, Bob Marley : One Love perd de sa superbe, tombant de son piédestal et devant continuer de bercer les oreilles de son auditoire sur la deuxième marche du classement. Ce qui ne l’empêche pas de faire encore un peu de bruit.
S’il a perdu sa couronne, le biopic consacré à la légende du raggae mis en scène par Reinaldo Marcus Green limite la casse en terme de fréquentation puisque celle-ci s’est écroulée de 44,8% – ce qui aurait pu être pire vu la domination de Dune. Ce qui se traduit par l’ajout de 7,4M$ à un box office s’élevant désormais à 82,7M$ en dix-neuf jours d’exploitation. Soit un score des plus corrects pour ce type de long-métrage, dépassant par la droite Ray, qui avait amassé 75,3M$ en 2004 pour mieux se rapprocher doucement mais sûrement de Rocketman, qui avait englobé 96,4M$ il y a cinq ans.
Cumulé à ses résultats obtenus dans les autres territoires Bob Marley : One Love prend davantage de poids, ses recettes grimpant à 146M$ sur la surface du globe. De quoi donner le sourire à Paramount Pictures, le budget du film, de 70M$ venant d’être renfloué. Place aux profits.

S’il s’était fait éclipsé par le nouvel opus de Demon Slayer, qui bénéficiait pourtant d’une plus faible exposition que lui, Ordinary Angels fait contre toute attente de la résistance, poursuivant son parcours sur la troisième et dernière marche du podium.
À l’occasion de son deuxième week-end, le drame réalisé par Jon Gunn et porté par Hilary Swank a su maîtriser tant bien que mal sa chute de fréquentation, celle-ci diminuant de 37,5%, ce qui était loin d’être gagné vu son faible démarrage. Obtenant 3,8M$ supplémentaires, le long-métrage prend timidement du galon et engrangeant 12,5M$ en l’espace de dix jours. Si ce résultat n’est pas des plus probants, pour le cinéaste le verre se voit à moitié plein puisque cette nouvelle réalisation s’apprête à faire mieux que son précédent essai, Jésus, l’enquête, qui avait achevé son périple au cinéma avec 14,6M$. Un seuil qui sera très bientôt franchi..
Quoiqu’il en soit Ordinary Angels devra composer avec ce chiffre, étant exclusivement exploité aux États-Unis à cet instant. Fort heureusement pour lui, son budget est compris entre 12M$ et 13M$, assurant dans le pire des cas des pertes minimes financièrement parlant.