Cette semaine du 14 au 20 février, nous pouvions découvrir dans les salles obscures Maison de Retraite 2 de Claude Zidi Jr., Bob Marley : One Love de Reinaldo Marcus Green, Chien et Chat de Reem Kherici, Madame Web de S.J. Clarkson, Sans jamais nous connaître d’Andrew Haigh, Vivants d’Alix Delaporte, Le Molière imaginaire d’Olivier Py, 20 000 espèces d’abeilles d’Estibaliz Urresola, Rose, petite fée des fleurs de Karla Nor Holmbäck ou encore Chienne de Rouge de Yamina Zoutat. Sur cette dizaine de nouveautés, deux sont parvenues à se frayer un chemin vers le trio de tête. Lesquelles ? Analysons les chiffres.

Alors que les vacances de février battent leur plein, les nouveautés ne manquent pas à l’appel, comme le démontre les propositions de la semaine, où grosses productions françaises et américaines jouent du coude pour parvenir à se faufiler jusqu’au sommet de la pyramide. Dans cette course serrée vers la pole position, Bob Marley : One Love a fait figure de favori, le public ayant eu envie de se replonger dans la discographie de l’artiste jamaïcain.
Pour ses débuts sur le sol français, le biopic consacré à la légende du reggae mis en scène par Reinaldo Marcus Green a séduit 772 665 spectateurs, soit un excellent démarrage pour le genre musical. Preuve en est, cette entrée en scène est supérieure à la carrière totale de Rocketman, vu par 756 965 amateurs d’Elton John en 2019 et devrait d’ici très peu de temps surpasser celle d’Elvis, découvert par 1 204 686 fans du King il y a deux ans – si l’on en croit l’engouement pour le film.
Tous les voyants sont donc au vert pour Bob Marley : One Love, qui a su faire sensation et devrait continuer de faire le plein en cette période de congés qui lui sourit. Si talonner Bohemian Rhapsody, qui a su se hisser jusqu’au seuil des 4M, sera difficile, se diriger vers les 2M sera déjà un très bon point.

Malgré son monopole, Bob Marley : One Love a su laisser assez de place à ses adversaires pour qu’il puisse tirer leur épingle du jeu, comme le prouve l’arrivée de Maison de Retraite 2 sur la deuxième marche du podium, avec un score non négligeable à la clé.
Pour sa première semaine d’exploitation, la suite de la comédie portée par Kev Adams (également producteur et coscénariste), réalisée par Claude Zidi Jr., est parvenue à engranger 526 067 entrées, ce qui est plus qu’honorable dans ce contexte où les nouveautés se succèdent et qu’un leader de taille domine la partie. Par contre, la comparaison avec son prédécesseur démontre d’une petite perte de puissance en deux ans, le premier volet ayant été visionné par 663 787 curieux en sept jours.
Mais pas de quoi s’inquiéter, ce léger retard pouvant être rattrapé si Maison de Retraite 2 tient sur la durée comme son modèle l’avait fait auparavant, pour mieux terminer son parcours devant 2 046 074 spectateurs. Avec les vacances, tout est encore jouable.

Avec une armada de nouveautés face à lui, Cocorico a logiquement perdu son statut de champion du box office, se retrouvant relégué à la troisième place du trio de tête. Et pourtant, en dépit de cette rétrogradation, cette réunion sur grand écran de Christian Clavier et Didier Bourdon poursuit son bonhomme de chemin en terme d’entrées.
Si l’on pensait que sa chute serait forte avec Maison de Retraite 2 et Chien et Chat dans le viseur, la comédie de Julien Hervé a su limiter la casse avec une fréquentation en baisse de 34%. Ce qui lui permet de rassembler 383 132 spectateurs supplémentaires dans les salles obscures, pour un box office atteignant les 967 838 entrées en deux semaines. De quoi donner le sourire au cinéaste, qui a réussi son envol en solo, six ans après avoir co-réalisé avec Philippe Mechelen Le Doudou – qui fût découvert par 392 077 personnes au terme de sa carrière. Si ce score permet à Christian Clavier de se remettre en selle passé l’accueil mitigé réservé aux Vengeances de Maître Poutifard, de son côté Didier Bourdon poursuit sa remontada, rencontrant de nouveau le succès directement à la suite de Chasse Gardée, vu par 1 840 915 curieux à ce stade.
S’en sortant mieux qu’espéré, Cocorico est assuré de dépasser le cap du million, ce qui en fait le premier véritable succès français de l’année.