Ce week-end du 16 au 18 février, le public américain pouvait découvrir dans les salles obscures Madame Web de S.J. Clarkson, Bob Marley : One Love de Reinaldo Marcus Green, Territoire Hostile de William Eubank, God & Country de Dan Partland, Altered Reality de Don E. FauntLeRoy, ou encore les nouveaux épisodes de la quatrième saison de The Chosen, proposés lors de séances spéciales. Sur ces six principales nouveautés, deux se sont imposées au sommet du classement. Lesquelles ? Analysons les chiffres.

En petite forme depuis plus d’un mois, le box office américain tentait une petite cure de vitamines avec une prescription de productions à gros budgets histoire de se rebooster le moral. Ce qui a plus ou moins fonctionné avec Bob Marley : One Love qui, contre toute attente, a pris l’ascendant sur Madame Web pour mieux divertir le public sur la plus haute marche du podium.
Pour son premier week-end, le biopic consacré à la légende du raggae mis en scène par Reinaldo Marcus Green a su engranger 28,6M$. Sorti depuis mercredi, celui-ci cumule ainsi 52M$ soit un démarrage des plus corrects pour ce type de long-métrage, plus puissant par exemple que celui de Rocketman qui amassait au même stade (cinq jours d’exploitation) 31,8M$. Autre bonne nouvelle pour le cinéaste, le fait que la carrière de King Richard (15,1M$) sa précédente réalisation, soit surpassée en un claquement de doigts.
En tenant compte de ses résultats obtenus à l’international, Bob Marley : One Love prend un peu de hauteur, ses recettes atteignant les 81M$ sur la surface du globe. De bon augure pour la suite de son parcours, son budget de 70M$ étant assuré d’être renfloué.

Si Bob Marley : One Love a su tirer son épingle du jeu, son principal adversaire Madame Web se prend pour sa part les pieds dans la toile, devant se contenter de la deuxième place avec des résultats financiers décevants.
Échouant à s’imposer, le nouvel opus du Spider-Verse de Sony Pictures peine à intéresser le public, ne récoltant que 15,3M$ pour ses débuts à l’écran, ce qui se révèle étre le pire lancement pour un film issu de cet univers, réussissant à faire pire que Morbius, qui avait pris son envol avec 39M$ l’année dernière. En dehors de Venom, qui reste hors-concours, le studio a du mal à convaincre les amateurs du genre super-héroïque avec ses propositions.
Même constat à l’étranger, les marchés où Madame Web est exploité ne l’aidant pas à gommer ce faux-départ au Pays de l’Oncle Sam, ses recettes ne s’élevant qu’à 51,9M$ – pour un budget estimé à 80M$. La rentabilité sera t-elle finalement au rendez-vous en fin de course ? Il reste une chance infime mais vu les mauvais retours des spectateurs et des critiques, la dégringolade peut être rapide. Affaire à suivre.

Leader du classement le temps de deux week-ends, Argylle voit son règne toucher à sa conclusion avec l’arrivée de la concurrence dans les salles, ayant pour conséquence de le faire trébucher de la première à la troisième marche du podium.
Malgré cette perte de leadership, le nouveau long-métrage de Matthew Vaughn parvient à limiter la casse, sa fréquentation ne chutant qus de 21,9%. En résulte l’ajout de 4,9M$ à un box office de l’ordre de 36,6M$, amassés en l’espace de dix-sept jours. De quoi permettre au blockbuster de se rapprocher de The King’s Man : Première Mission, qui totalisa 37,1M$ lors de sa sortie. Une maigre consolation car un tel chiffre est un échec, surtout en comparaison au deux premiers volets de Kingsman et de X-Men : Le Commencement, qui ont tous franchi le seuil des 100M$.
Le manque cruel d’engouement pour Argylle se confirme à l’international, ses recettes restant faiblardes, ne se hissant qu’à 77,5M$ sur la surface du globe. Soit une déception pout Apple, qui a déboursé près de 200M$ pour produire ce blockbuster et ne devrait pas rentrer dans ses frais.