Passée une année en demi-teinte, où Les Trolls 3 n’a pas réussi à réitérer l’exploit du Chat Potté 2 : La Dernière Quête et Ruby, l’ado Kraken s’est révélé être un échec de taille en ne récoltant que 45,5M$ sur la surface du globe, DreamWorks compte bien redoubler d’efforts pour relever comme il se doit la tête en 2024 et rivaliser avec la concurrence. Pour s’y faire, le studio sort les grands moyens, à commencer par ressortir la franchise Kung Fu Panda du placard – en attendant de s’atteler à un retour en bonne et due forme de Shrek – le quatrième volet des aventures de Po étant programmées pour le 27 mars (bande annonce à découvrir par ici).

Outre cette volonté de renouer avec une de leur sagas phares, la firme cherche à attirer de nouveaux talents dans son écurie et s’est associée à Charlie Kaufman, le réalisateur de Dans la peau de John Malkovich ou encore Adaptation, qui s’est vu confier l’écriture de La Nuit d’Orion, adaptation de L’Enfant qui avait peur du noir, livre jeunesse d’Emma Yarlett développé pour Netflix. Attendu pour le 2 février sur la plateforme, le film d’animation mis en scène par Sean Charmatz et Tim Heitz se centre sur un adolescent consumé par ses peurs, dont celle du noir, devant apprendre à les dépasser lorsqu’il fait la rencontre de Dark, l’incarnation littérale de cette phobie nocturne – qui va l’entraîner dans un tour du monde en montagnes russes dans le but de le rassurer. (Premières images à découvrir par ici)

Ultime preuve de la détermination de Dreamworks a repartir à la conquête de son public, le retour au bercail de Chris Sanders, transfuge de Disney qui après avoir coréalisé Lilo & Stitch avec Dean DeBlois aura su s’illustrer avec son comparse en initiant la Dragons puis en chapeautant Les Croods avec Kirk Demicco. S’étant éloigné durant une décennie du domaine de l’animation, s’attelant notamment à son premier long-métrage en solo, la relecture de L’Appel de la Forêt porté par Harrison Ford, le cinéaste revient à ses premières amours avec The Wild Robot. Soit la transposition sur grand écran de la saga littéraire pour enfants Robot Sauvage imaginée par Peter Brown, s’articulant sur les déboires de Rozzoum unité 7134, plus communément surnommée Roz. Une machine provenant d’un cargo ayant fait naufrage suite à un ouragan et devant apprendre à survivre seule face aux animaux sauvage de l’île où elle a échoué. Un récit sur la survie et le vivre-ensemble, qui dévoilera son potentiel en automne, sa sortie ayant été annoncée pour le 20 septembre sur le territoire américain (la date française n’a pas encore été communiquée).

Avec ces trois projets dans sa besace pour 2024, DreamWorks a de quoi tirer son épingle du jeu, surtout au cinéma, dans ce qui promet d’être un millésime fort en goût en terme d’animation, les principaux acteurs du milieu ayant des titres porteurs en stock. Que ce soit Disney avec Vice-Versa 2, Illumination/Universal avec Moi, Moche et Méchant 4, Sony Pictures avec Garfield ou Warner avec The Lord of the Rings : The War of the Rohirrim, la compétition va être intéressante à suivre.

Po, fin prêt à s’attaquer à la concurrence en 2024
© DreamWorks Animation

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