Ce week-end du 15 au 17 décembre, le public américain pouvait découvrir dans les salles obscures Wonka de Paul King, la retransmission du concert Seventeen Tour Follow au Japon ou encore dans un nombre de salles limité American Fiction de Cord Jefferson et La Zone d’Intérêt de Jonathan Glazer. Sur ces quatre nouveautés, une s’est logiquement imposée sur le trio de tête. Analysons les chiffres.

En petite forme depuis le début du mois de décembre, le box office américain reprend doucement des couleurs grâce à l’arrivée de Wonka sur l’échiquier, le public ayant été réceptif à ses mélodies et sa dose de bons sentiments. Une douceur sucrée parvenant ainsi à se hisser sur la plus haute marche du podium, y délogeant délicatement Le Garçon et le Héron, son précédent locataire.
Pour son premier week-end, le préquel de Charlie et la Chocolaterie mis en scène par Paul King a récolté la coquette somme de 39M$, ce qui est un résultat encourageant vu le contexte – où de grosses productions se cassent les dents financièrement parlant. Pour le réalisateur, ce démarrage est le plus puissant de sa carrière, surpassant ceux de Paddington et sa suite, qui s’étaient élancés vers les cinémas avec 18,9M$ puis 11M$ en 2014 et 2017.
S’en sortant mieux que prévu à l’international, Wonka fait le plein en terme de recettes, celles-ci atteignant déjà les 151,4M$, ce qui est satisfaisant pour Warner Bros. D’autant plus sachant que son budget est estimé à 125M$, laissant espérer une belle petite rentabilité si le maintien est au rendez-vous.

En attirant l’attention sur lui, Wonka éclipse de ce fait la concurrence, qui tente de résister pour ne pas resté dans l’ombre, à l’image de Hunger Games : La Ballade du Serpent et de l’Oiseau Chanteur qui conserve sa deuxième position et prouve sa robustesse.
Continuant à être stable niveau classement, le prequel de la saga dérivée des romans de Suzanne Collins – réalisé par Francis Lawrence – tient le choc en terme de fréquentation, celle-ci déclinant de 37,6%. Ce qui se traduit par l’ajout de 5,8M$ à son box office, qui atteint désormais 145,2M$ en un mois de carrière. Si cela peut paraître timide pour la franchise, qui a toujours été puissante au box office (ses deux premiers volets ayant notamment passés le seuil des 400M$) le score de ce cinquième épisode est des plus honorables – ce qui aura été rare ces derniers temps dans le monde des blockbusters, beaucoup ayant contre-performé.
Restant également endurant à l’échelle internationale, La Ballade du Serpent et de l’Oiseau Chanteur prend davantage de hauteur, ses recettes culminant à 289,6M$, lui assurant de beaux profits étant donné que son budget est de 100M$. Par contre nous resterons loin des résultats obtenus par ses quatre prédécesseurs sur la surface du globe, qui vont de 653,4M$ (La Révolte Partie 2) à 865M$ (L’Embrasement).

Passé un atterrissage prometteur en pole position le week-end dernier, Le Garçon et le Héron fait face à un revers de taille en se voyant éjecter de son piédestal pour mieux tomber sur la troisième et dernière marche du podium – avec de lourdes pertes financières à la clé.
Ne parvenant pas à capitaliser sur son lancement satisfaisant, le nouveau long-métrage de Hayao Miyazaki s’écroule rayon fréquentation puisque celle-ci chute de 60,2%. En découle l’apport de seulement 5,1M$ à son box office, qui atteint maintenant les 23,1M$ et ce en l’espace de dix jours. Un chiffre important pour une production Ghibli exploitée au pays de l’Oncle Sam, battant le record précédemment détenu par Arrietty, le petit monde des chapardeurs – qui avait totalisé 19,2M$ il y a de cela treize ans sous l’égide de Walt Disney Studios Motion Pictures (ex-Buena Vista Pictures Distribution Inc.). De quoi consolider la réputation du distributeur GKIDS, qui se spécialise dans les films d’animation étrangers.
Cumulé aux billets verts obtenus dans le reste du globe, Le Garçon et le Héron peut se targuer d’amasser pour le moment 110,2M$ de recettes, apportant une preuve supplémentaire de la bonne santé du cinéma d’animation en cette année 2023, sachant captiver le spectateur.