Cette semaine du 29 novembre au 5 décembre, nous pouvions découvrir dans les salles obscures Wish – Asha et la bonne étoile de Chris Buck et Fawn Veerasunthorn, Le Temps d’aimer de Katell Quillévéré, La Tresse de Laetitia Colombani, Perfect Days de Wim Wenders, Thanksgiving : la semaine de l’horreur d’Eli Roth, Renaissance : A Film By Beyoncé de Mark Ritchie, Dumb Money de Craig Gillespie, Cesária Évora, la diva aux pieds nus d’Ana Sofia Fonseca, Édouard Louis, ou la transformation de François Caillat ou encore Les Filles vont Bien d’Itsaso Arana. Sur ces dix nouveautés, deux sont parvenues à se frayer un chemin jusqu’au trio de tête. Analysons les chiffres.

A l’approche des fêtes de fin d’année, Disney sort de son chapeau sa traditionnelle production hivernale, avec l’espoir qu’elle rencontre son public. Il faut que ces derniers temps la firme aux grandes oreilles a connu des coups durs mais contrairement à ce qu’il s’est déroulé sur le sol américain, Wish – Asha et la bonne étoile a su se démarquer sur notre territoire, parvenant à déloger Napoléon de son piédestal pour s’installer sur la plus haute marche du podium.
Pour sa première semaine d’exploitation, le film d’animation coréalisé par Wish – Asha et la bonne étoile a su s’imposer en récoltant 628 897 entrées, soit un démarrage supérieur à celui d’Encanto : La Fantastique Famille Madrigal qui, en 2021 avait suscité l’intérêt de 526 906 curieux en sept jours. Depuis la pandémie et la stratégie de sortir certains titres directement en streaming (comme ce fût le cas d’Avalonia : L’Etrange Voyage l’année dernière), la marque Disney s’est malheureusement détériorée, des résultats à l’image de ceux engrangés par La Reine des Neiges et sa suite n’étant désormais plus possibles – du moins pas avant un moment.
Tirant son épingle du jeu en France, Wish – Asha et la bonne étoile devrait logiquement pouvoir atteindre sans trop de difficultés le seuil du million et se hisser à un bon niveau, les vacances scolaires se rapprochant à grands pas, impliquant un retour en force du public familial en salles. Il n’y a plus qu’à voir si la concurrence frontale avec Migration d’Illumination l’empêchera de se maintenir ou non.

Passée une première bataille victorieuse, Napoléon fait face à un revers dans sa campagne pour le box office, à cause de son rival Wish – Asha et la bonne étoile. En résulte la perte de son trône et une relégation en seconde place – avec des dégâts en terme de fréquentation.
En plus de perdre son leadership, le biopic consacré à Napoléon Bonaparte chapeauté par Ridley Scott, égare la moitié de ses spectateurs (littéralement 50%) puisqu’ils ne sont plus que 381 238 à s’être déplacés en salles – contre 764 419 lors de ses débuts. Malgré cette défaite, le résultat n’en est pas moins positif pour le cinéaste britannique, puisque cette nouvelle œuvre totalise 1 145 657 entrées en seulement quinze jours. Il faut ainsi remonter à 2015 et Seul sur Mars pour obtenir de meilleurs score, celui-ci ayant été visionné par 1 702 743 personnes à la même période.
S’il n’est pas aussi solide sur ses appuis que prévu, Napoléon n’en reste pas moins un succès d’estime, sachant attirer la curiosité en dépit de critiques divisées. Si atteindre les 2M ne sera pas une sinécure, le défi est à la hauteur de notre personnage historique. Affaire à suivre.

S’il paraissait difficile de tirer son épingle du jeu dans un agenda où les propositions ne manquent pas – et avec un Disney déterminé à dominer la compétition – La Tresse a pourtant réussi à faire son entrée dans le trio de tête, démarrant son périple sur notre sol en troisième position.
Refermant le podium, l’adaptation du roman éponyme de Laetitia Colombani, qu’elle met elle-même en scène, ne démérite pas en amassant 306 073 entrées pour sa première semaine d’exploitation. Soit un lancement prometteur, à l’inverse de la tentative ratée de Gilles Legardinier le mois dernier, qui a fait un flop avec sa transposition de Complètement Cramé !, vu par seulement 203 947 spectateurs au total.
Le sujet touchant de La Tresse a su émouvoir les amateurs de la bibliographie de Laetitia Colombani, qui signe un premier passage derrière la caméra remarqué, ce qui n’était pas gagné au départ.