Ce week-end du 1er au 3 décembre, le public américain pouvait découvrir dans les salles obscures Renaissance : A Film by Beyoncé de Mark Ritchie mais également Godzilla Minus One de Takashi Yamazaki, Silent Night de John Woo, The Shift de Brock Heasley, Animal de Sandeep Reddy Vanga, Eileen de William Oldroyd, The Sweet East de Sean Price Williams, Pianoforte de Jakub Piatek ou encore La Syndicaliste de Jean-Paul Salomé. Sur ces neuf nouveautés, deux sont parvenues à se hisser sur le podium. Lesquelles ? Analysons les chiffres.

Comme le dit l’adage, la musique adoucit les mœurs et le public américain semble être de cet avis ces derniers, privilégiant les productions musicales d’artistes de renom. Après Taylor Swift, c’est au tour de Beyoncé de montrer qui est la patronne, surpassant la concurrence avec Renaissance, qui déloge Hunger Games : La Ballade du Serpent et de l’Oiseau Chanteur de son trône pour mieux pousser la chansonnette au sommet du podium.
Pour son entrée en scène, le film-concert mis en scène par Mark Ritchie a récolté la coquette somme de 21,8M$, ce qui est satisfaisant pour le genre mais à contrario plutôt timide pour une queen telle que Beyoncé. En effet, en octobre dernier, The Eras Tour de sa camarade Taylor Swift cassait littéralement la baraque en amassant 96M$ pour ses débuts – ce qui restera un record inégalé. Nous nous dirigeons vers une carrière proche de celle de Justin Bieber: Never Say Never, documentaire/concert mis en images par Jon M. Chu, qui s’était élancé en salles avec 29,5M$ en 2011.
Egalement exploité dans certains cinémas dans le reste du monde (dont la France), Renaissance : A Film by Beyoncé voit ses recettes atteindre les 27,3M$ pour le moment, pour un budget estimé à 30M$, impliquant une prochaine rentabilité si le maintien est au programme dans les jours qui suivent.

Face à Beyoncé, difficile de résister, ce que constate amèrement Hunger Games qui, après avoir tenu bon la barre et conserver son trône, est mis en échec. En résulte une chute sur la deuxième marche pour La Ballade du Serpent et de l’Oiseau Chanteur et la perte de quelques plumes.
Pour son troisième week-end, le prequel de la saga dérivée des romans de Suzanne Collins – mis en scène par Francis Lawrence – subit un revers en terme de fréquentation, celle-ci s’écroulant de 50,1%. Ce qui se traduit par l’ajout de 14,5M$ à son box office, qui engrange désormais 121,2M$ et ce en l’espace de dix-sept jours. Cela reste faiblard pour la franchise, qui a toujours été puissante au box office, ses deux premiers volets ayant notamment passés le seuil des 400M$ mais s’il continue à se montrer robuste, ce cinquième épisode devrait achever son parcours avec un score honorable – d’autant plus lors d’une année où beaucoup de blockbusters ont contre-performé.
Élargissant son emprise dans les salles obscures du monde entier, La Ballade du Serpent et de l’Oiseau Chanteur continue de prendre du galon, ses recettes grimpant à 243,9M$, lui assurant de rentrer dans ses frais puisque son budget est estimé à 100M$. Par contre nous resterons loin des résultats obtenus par ses quatre prédécesseurs sur la surface du globe, qui vont de 653,4M$ (La Révolte Partie 2) à 865M$ (L’Embrasement).

Bénéficiant d’une belle exposition au pays de l’Oncle Sam en étant projeté dans plus de 2300 salles, Godzilla Minus One montre de quel bois il se chauffe en étant la seconde nouveauté à s’imposer dans le trio de tête, débarquant avec fracas sur la dernière marche du podium avec des résultats prometteurs à la clé.
Pour son arrivée dans les cinémas américains, la nouvelle production de la Toho consacrée au plus célèbre de ses Kaiju – réalisé par Takashi Yamazaki – a engrangé 11M$. Soit un joli démarrage, surpassant la carrière de Godzilla 2000 : Millennium, qui avait conclu son parcours avec 10M$ en poche. Mieux encore, le long-métrage explose le lancement de Shin Godzilla qui, il y a près de sept ans, n’avait englobé que 1,9M$ au total, un faible score dû à une sortie en catimini.
Partant également à l’assaut du box office international (il sera proposé les 7 et 8 décembre en France, dans le réseau Pathé – au format IMAX/4DX), Godzilla Minus One obtient pour le moment 34,1M$ de recettes sur la surface du globe – ce qui est de bon augure pour la suite, son budget n’étant que de 15M$.