Ce week-end du 21 au 23 juillet, le public américain pouvait découvrir dans les salles obscures Barbie de Greta Gerwig, Oppenheimer de Christopher Nolan ainsi que Go West Stephen Meek et Jeremy Warner. Sur ces trois nouveautés, deux sont logiquement parvenues à se hisser sur les hauteurs du classement, dynamisant comme il se doit le box office.

C’était le match de l’année et il a tenu ses promesses. Depuis que leur date de sortie est connue, le public ainsi que les professionnels attendaient impatiemment le face à face entre Barbie et Oppenheimer, devenu avec le temps un événement promotionnel – le fameux Barbenheimer. Et comme prévu, du monde est monté à bord de ce train de la hype, qui a secoué le box office.

Délogeant sans ménagement Mission : Impossible – Dead Reckoning de son piédestal (ce dernier se retrouvant éjecté en quatrième position), Barbie en impose, débarquant avec fracas sur la plus haute marche du podium. En récoltant 162M$ pour son premier week-end d’exploitation, le long-métrage de Greta Gerwig basé sur la licence phare de Mattel réalise le meilleur démarrage de l’année, tout simplement. C’est également une victoire pour la cinéaste et Margot Robbie, ici présente devant mais aussi derrière la caméra en tant que productrice, qui signent le record de leur carrière respective. Pour cette dernière, le précédent pic remontait à Suicide Squad, qui avait débuté avec 133,6M$ en 2016.

Le phénomène Barbie est également visible à l’international, le monde entier voyant la vie en rose, ce qui se traduit par des recettes atteignant en un claquement de doigts les 344M$ sur la surface du globe. De quoi présager d’un succès colossal, puisque son budget – estimé à 145M$ – sera vite renfloué et les profits vont pleuvoir pour Mattel et Warner Bros. De quoi redonner des couleurs à la major après l’échec de The Flash.

Tirant profit de son duel avec Barbie, qui a affolé les foules, Oppenheimer fait également sensation, dépassant les espérances en arrivant directement sur la deuxième place avec des résultats des plus satisfaisants.

Pour ses débuts sur le sol américain, le nouveau long-métrage de Christopher Nolan –  adaptation d’American Prometheus: The Triumph and Tragedy of J. Robert Oppenheimer de Kai Bird et Martin J. Sherwin – ne s’est aucunement fait éclipser par sa concurrente, amassant 82,4M$ depuis vendredi. Ce qui constitue le troisième meilleur lancement d’un Nolan sur grand écran, arrivant derrière The Dark Knight (158,4M$) et sa suite The Dark Knight Rises (160,8M$).

Dévoilant son potentiel sur les autres marchés internationaux, Oppenheimer réalise un bel exploit, engrangeant déjà 174,1M$ dans le monde, pour un budget de 100M$ et ce dans un espace saturé, avec en plus une restriction Rated-R (interdit aux moins de seize ans non accompagnés).

Dans cet été soufflant le chaud et le froid, disposer d’un petit budget se révèle payant, comme en témoigne Sound of Freedom, qui tire son épingle du jeu en résistant mieux à la pression que bon nombre de blockbusters récents, sur la troisième et dernière marche du podium.

Pour son troisième week-end, le thriller réalisé par Alejandro Monteverde impressionne même en ne perdant que 26% de sa fréquentation face à des adversaires de taille. Ce qui se traduit par l’ajout de 20,1M$ à son box office, qui caracole désormais à 124,7M$ en vingt jours de présence sur les écrans. En abordant un sujet difficile et polémique (le trafic d’enfants) le réalisateur mexicain suscite la réaction et cela lui permet de trouver le succès, avec à la clé une belle marge de progression par rapport à ses précédents films Bella et Little Boy, qui n’avait amassé que 8M$ et 6,4M$.

Si pour le moment il reste exploité uniquement sur le territoire US, Sound of Freedom peut se targuer de faire sensation à domicile, son budget n’étant que de 14,5M$. De bon augure pour la suite de son parcours.

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