Ce week-end du 19 au 21 Mars, le public américain pouvait découvrir sur grand écran Un Espion Ordinaire de Dominic Cooke ainsi que, dans un nombre de salles réduite, City Of Lies de Brad Furman, Last Call de Paolo Pilladi et Dark State de Tracy Lucca. Sur ces quatre nouveautés, une seule est parvenue à se faire une place sur le podium, à savoir Un Espion Ordinaire. Sur quelle marche s’est-elle hissée ? Découvrons-le sans plus attendre.

Avec la progressive réouverture des cinémas sur le territoire américain, principalement dans les métropoles telles que New York et Los Angeles, nous pouvons observer une légère augmentation des chiffres du box office, même s’il faudra du temps pour que la machine se remette en état de marche et soit totalement opérationnelle. En attendant des jours meilleurs, apprécions cette amélioration et signalons par la même occasion la bonne tenue de Raya Et Le Dernier Dragon, qui ne laisse personne s’emparer de son trône.

Détentrice de la première place du podium depuis maintenant trois week-ends, le film d’animation du quatuor Don Hall, Carlos Lopez Estrada, Paul Briggs et John Ripa se maintient très bien, sa fréquentation ne diminuant que de 9,7%, ce qui lui permet de récolter 5,1M$ en trois jours et de totaliser 23,4M$ pour le moment. Il ne fait aucun doute que le retour dans l’équation de Los Angeles niveau exploitation a joué un rôle dans cette faible baisse, même si le public ne peut revenir qu’en nombre limité. Si ce résultat peut paraître faible pour un Disney, n’oublions pas l’impact du boycott de plusieurs exploitants dont Cinemark, l’un des trois plus grand réseau de salles des États-Unis, qui n’ont pas projeté Raya suite à l’échec d’un accord avec The Walt Disney Company concernant les recettes, le long-métrage étant proposé simultanément sur Disney +, en accès premium payant.

Si elle réussit à maitriser sa chute sur le sol US, Raya Et Le Dernier Dragon voit sa carrière avancer tant bien que mal à l’international, ses recettes mondiales s’élevant désormais à 60,6M$. Avec un budget estimé à plus de 100M$, la question de la rentabilité reste obscure, puisque nous ne connaissons pas les chiffres de visionnage sur Disney +, qui se doivent d’être à la hauteur.

Les films à destination d’un public dit familial ont la côte ces derniers temps puisque après Les Croods 2 : Une Nouvelle Ère et Raya Et Le Dernier Dragon, force est de constater que Tom & Jerry se défend bien, continuant de faire des ravages sur la deuxième marche du podium, tout comme le week-end dernier.

Le nouvelle adaptation cinématographique du célèbre cartoon créé par le tandem Hanna-Barbera en a encore dans le ventre, sa fréquentation ne chutant que de 7,3% (contre 37,9% précédemment) engrangeant 3,8M$ supplémentaires, un score lui faisant franchir le seuil des 30M$ avec un box office atteignant les 33,7M$. Un chiffre satisfaisant, le long-métrage étant à ce jour numéro un aux États-Unis en ce premier trimestre 2021. Même constat si on le compare à la précédente aventure – animée – de nos héros sur grand écran, qui n’avait amassé que 3,5M$ sur le sol US en 1992 ou au film antérieur de Tim Story, Shaft, qui avait amassé 21,4M$ il y a deux ans.

Le succès de Tom & Jerry tend aussi à se confirmer dans les autres pays où le long-métrage est exploité, les recettes obtenues sur ces territoires l’aidant à atteindre les 77,2M$ sur la surface du globe. Son budget, estimé à 79M$, pourrait être rentabilisé en fin de carrière, surtout si ses performances sur la plateforme HBO Max sont à la hauteur des espérances de Warner Bros.

Seule nouveauté à s’imposer dans le trio de tête ce week-end, Un Espion Ordinaire, porté par Benedict Cumberbatch, qui s’impose sur la troisième et dernière marche du podium.

Le film de Dominic Cooke, biopic centré sur l’homme d’affaires Greville Wynne et son rôle dans la Guerre Froide, a amassé 2M pour ses débuts sur le sol américain, ce qui est un démarrage supérieur à celui de sa précédente réalisation, Sur La Plage De Chesil, qui avait totalisé 745 971$ il y a trois ans. Pour Benedict Cumberbatch, ce lancement est également positif, surpassant celui de Désigné Coupable de Kevin Macdonald sorti le mois dernier, qui avait réuni 163 789$ en trois jours.

N’étant exploité dans aucun autre territoire pour l’instant, Un Espion Ordinaire doit donc se contenter de ces 2M$ de recettes. Son budget n’ayant pas été communiqué, nous ne savons pas s’il lui sera difficile ou non de faire du profit.


Concernant les autres nouveautés, City Of Lies de Brad Furman arrive en douzième position avec 275 049$ récoltés pour son week-end inaugural tandis que Last Call de Paolo Pilladi se retrouve à la vingt-quatrième place avec 30 000$ et Dark State de Tracy Lucca à la vingt-septième avec 3 978$.

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