C’est sous une douceur clémente que débute le mois de Mars, le beau temps aidant étant propice à la flânerie, prendre l’air étant la principale activité à encore pouvoir faire en ces temps compliqués. Cinématographiquement parlant, nous croisons toujours les doigts pour franchir à nouveau les portes des salles obscures et découvrir de nouveaux films sur grand écran. En attendant une hypothétique date de réouverture, nous prenons notre mal en patience en nous plongeant dans nos vidéothèques, en scrutant les plateformes streaming à la recherche d’œuvres à (re)découvrir, en regardant à la télévision les propositions des différentes chaînes. De quoi combler ce vide que représente la fermeture des cinémas.

Comme vous le savez, depuis déjà deux ans, SeriesDeFilms vous donne la parole dans la rubrique Coup De Coeur/Déception, qui vous permet de partager vos avis sur les films visionnés durant le mois écoulé. Depuis fin Octobre et ce baisser de rideau des salles, nous nous concentrons uniquement sur les longs-métrages qui vous ont mis du baume au cœur dernièrement, dans le but de propager des ondes positives, ce qui est très important actuellement. En 2021, nous continuons sur cette voie et depuis le numéro de Janvier, nous avons rajouté les séries au programme, de quoi élargir notre horizon et permettre à certains d’entre vous de prendre part à la rubrique.

Quels films et séries vus durant le mois écoulé ont attiré votre attention, vous ont mis du baume au cœur ? Découvrons-le en consultant vos avis !

Débutons ce nouveau numéro avec les séries, une seule revenant parmi certains des avis reçus, à savoir WandaVision. La première série Marvel Studios de Disney + a semble t-il réussi a attirer la curiosité du public si l’on se fie à vos retours, dont vous pouvez retrouvez quelques uns ci-dessous :

Après avoir apprécié Daredevil et Jessica Jones parmi les séries Netflix estampillées Marvel, la curiosité était au rendez-vous pour découvrir la stratégie de Kevin Feige pour développer cette fois son MCU entre le petit et le grand écran. Si Agents Of S.H.I.E.L.D. faisait référence, tout du moins lors de ses premières saisons, à ce qui se passait dans l’univers cinématographique Marvel, avec cette Phase 4, les enjeux sont différents avec un lien intrinsèque entre productions ciné et TV, ce que l’on peut constater avec WandaVision, qui se sert du passé pour mieux nous préparer à l’avenir. Chapeautée par Jac Shaeffer, WandaVision fait souffler un vent frais sur le MCU, cherchant à se renouveler sur la forme et sur le fond. Nous voici ici plongés, aux côtés de Wanda Maximoff et Vision dans une réalité à priori alternative rendant hommage aux sitcoms à travers les époques, des années 50 à nos jours. Derrière cette façade sentant bon la naphtaline, se cache en fait une toute autre histoire que celle à laquelle on essaye de nous faire croire et la romance entre notre duo principal recèle en fait une bien triste vérité. Il était temps que La Sorcière Rouge montre l’étendu de son talent et il est plaisant de voir le personnage être enfin mis à l’honneur. De la légèreté de ses débuts, la série abat petit à petit ses cartes pour mieux nous prendre par surprise avec une performance géniale d’Elizabeth Olsen, qui sait parfaitement retranscrire les errances de Wanda, en proie à un crise existentiel aux propensions inimaginables, permettant de donner ses lettres de noblesses à La Sorcière Rouge. Hâte de voir comment tout cela va se terminer et nous conduire à la suite de la Phase 4. Marine

Tout d’abord sceptique face aux deux premiers épisodes, qui faisaient craindre un simple pastiche des sitcoms d’autant, WandaVision a su créer la surprise et m’embarquer dans la spirale infernale dans laquelle s’est embarquée Wanda suite aux événements d’Avengers : Endgame. Je ne pensais pas que Marvel réussirait à sorir des sentiers battus et c’est pourtant le cas. Il n’y avait pas mieux que le personnage de La Sorcière Rouge pour donner un second souffle au MCU avec une série qui pose une première pierre pour le moins originale pour la Phase 4.
Le fait que WandaVision nous fasse croire en une réalité faussement idyllique à la I Love Lucy puis s’amuse à rendre hommage à Ma Sorcière Bien-Aimée ou encore Malcolm renforce son propos, les mystères entourant ce monde pour le moins étrange se présentant à nous cachant une explosion à venir de notre pauvre Wanda, qui se révèle sous un nouveau jour. Surprenant et émouvant.
Audrey

Avec WandaVision, Marvel Studios joue la carte du méta, avec un hommage à l’histoire des sitcoms américaines, ainsi qu’aux comics éponymes centré sur notre couple vedette. Une excellente surprise, d’autant plus bienvenue que cela permet au MCU de se renouveler, avec une proposition audacieuse (à l’image de Marvel) et créatives, avec de vraies idées scénaristiques et visuelles, notamment dans la description des différentes temporalités explorées. La vie paradisiaque de Wanda et Vision se transforme en une sombre réalité, pour mieux nous déstabiliser et cela fonctionne. En plus de creuser les personnages incarnés par Elizabeth Olsen et Paul Bettany, la série nous introduit à de futurs protagonistes clés du MCU à l’image de Monica Rambeau, que l’on reverra dans la suite de Captain Marvel. Si l’on apprécie ce voyage entre les époques et les réalités, il y a tout de même un bémol, les épisodes sont beaucoup trop courts.

Au niveau des longs-métrages, il y a également une œuvre qui s’est démarquée, Malcolm & Marie de Sam Levinson, qui est le coup de cœur de Romuald et de Cécile, du blog Pamolico :

Avec Malcolm & Marie, Sam Levinson vient de nous mettre une petite claque avec un drame intimiste qui aborde non seulement la thématique du couple mais également de la création. Tourné avec une équipe réduite durant le confinement, le film permet de confirmer le talent de Zendaya, qui est l’initiatrice de ce projet. Cette dernière irradie l’écran et tient la dragée haute à John David Washington, pour un règlement de comptes intense entre un réalisateur et sa compagne. À travers leurs reproches, leur engueulades, leurs rapprochements, Sam Levinson nous interroge sur le cinéma et ce qu’est la création, comment peut-elle être perçue, comment l’aborder et comment la critiquer. Un sous-texte tout aussi intéressant à suivre que les logorrhée verbales prononcées par notre tandem, au diapason.

Le noir et blanc choisi par Sam Levinson pare les traits de Zendaya d’ombres et de doute, de douleur et de fébrilité. Malcolm & Marie est avant tout un écrin que le réalisateur de la série Euphoria offre à son actrice fétiche, à sa muse – après tout, c’est elle qui l’a contacté pour lui demander d’écrire un film pendant le confinement. John David Washington (vu dans BlackKklansman notamment) et son jeu tout en exubérance parfois braillarde soulignent la justesse des expressions de celle qui incarne Marie, son exaspération bientôt mâtinée d’une fragile souffrance amoureuse.[…] Malgré certaines longueurs et le débit survolté de John David Washington, Malcolm et Marie reste une œuvre d’art dans sa réalisation, dans son esthétique si soignée. Les glaces et les baies parlent, supports de reflets estompés qui créent des jeux de miroir poétiques. Le jazz s’échappant des vinyles de Malcolm s’élève en volute, berce cette nuit interminable. Puis, d’un clic, les deux héros font dire à la bande-sonore ce qu’ils ne peuvent plus exprimer par des mots – « Get Rid of Him » de Dionne Warwick ou « Wasted » de Nnamdi porteurs d’un message plus clair que les mots et reproches qu’ils s’assènent.

Sa critique complète est à retrouver sur son bloc, à l’adresse suivante : https://pamolico.wordpress.com/2021/02/14/malcolm-et-marie-sam-levinson/

De son côté, la blogueuse SacriLedge est revenue sur sa découverte du mois, Sputnik d’Egor Abramenko :

Pas de grand visionnage de films ce mois-ci, hormis des films que j’avais déjà vus, j’ai toutefois enfin pu voir Sputnik, le film d’horreur / SF russe qui fait parler de lui depuis quelques mois, depuis qu’il a été présenté à différents festivals, dont celui de Gérardmer dernièrement.
Sputnik m’a beaucoup fait penser (au début) à Life – Origine Inconnue, mais contrairement à bon nombre de films d’horreur qui ont un lien avec l’espace, celui-ci se déroule quasi exclusivement sur Terre, après un retour de mission. J’ai trouvé bien réalisé (et réaliste) le traitement et l’évolution des différents personnages, mais également les quelques rebondissements scénaristiques, qui permettent d’entretenir le mystère, et globalement je trouve que les russes ont bien fait le boulot. Avec même un certain recul quant au régime socialiste des décennies passées. Sputnik est un film intéressant qui passe vite, dommage que je n’aie pu le voir que via mon écran d’ordinateur !

Autre fidèle de la rubrique, Thibaut nous a partagé le long-métrage qui l’agréablement surpris ce mois-ci.

Je partage ce mois-ci ma vision d’un autre film réalisé par Anne Fontaine « Nathalie » qui date de 2003 avec un trio d’acteurs majestueux : Fanny Ardant, Gerard Depardieu et Emmanuelle Béart, la distribution est complétée notamment par Judith Magre et le regrette Wladimir Yordanoff.
Ce film est bien davantage qu’un tableau de mœurs peaufiné au petit poil, doublé d’une interprétation impeccable. D’abord, il retourne de façon somptueusement retorse les codes du film de détective privé. La puissance érotique et dramatique de la parole dans une mise en scène qui laisse magnifiquement flotter l’imaginaire du spectateur.
« Deux femmes. L’une est mariée, bourgeoise, active. L’autre est entraîneuse dans un bar de nuit.
Catherine paie Marlène pour coucher avec son mari Bernard qui la trompe. Elle veut qu’elle lui dise tout, tous les détails…
Catherine a fait de Marlène Nathalie, celle qui ment. C’est leur secret, leur histoire. »

Merci à vous pour votre participation ! Si d’autres personnes veulent rajouter leurs avis, aucun soucis, envoyez-les moi par mail à l’adresse suivante : seriesdefilms@hotmail.com et vous serez ajoutés à l’article.


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