Quatre ans après avoir mis en scène le drame familial Tempête, qui était synonyme de retour dans le milieu équestre après Jappeloup, Christian Duguay se prépare à retrouver sa caméra pour les besoins d’une œuvre cinématographique d’envergure. En effet, avec Lady Liberty, le réalisateur va mettre en boîte un long-métrage historique retraçant les coulisses de la création de la Statue de la Liberté, qui on le rappelle fût offerte en 1886 par la France au peuple américain en guise d’amitié. Un monument de taille, mesurant 46 mètres de haut – sans prendre en compte le piédestal sur laquelle il est juché – dont l’édification aura tourné plus d’une fois au casse-tête, que ce soit en termes d’architecture et de coût.
Initié par Quad Cinéma et Gemma Pictures, sociétés de productions derrière des succès hors-normes tels que Intouchables et La Famille Bélier, cette entreprise ambitieuse se veut un hommage à « l’audace artistique de Frédéric Auguste Bartholdi, à la vision politique d’Édouard de Laboulaye et à l’ingéniosité technique de Gustave Eiffel » d’après le communiqué commun de nos deux partis.
Nous replongeant au beau milieu XIXe siècle, le film va ainsi se concentrer sur Bartholdi, un artiste visionnaire, et Laboulaye, un avocat à l’esprit révolutionnaire, alors qu’ils se lancent dans le projet apparemment fou d’offrir au peuple américain une statue colossale honorant leur lutte pour la liberté et la démocratie. Ce qui commence comme un geste de fraternité franco-américaine va progressivement devenir l’histoire intime d’une amitié improbable entre deux hommes unis par des idéaux mais mis à l’épreuve par le doute. Au milieu des détracteurs, des obstacles financiers et des défis techniques, la construction de la Statue de la Liberté va dès lors prendre la forme d’une lutte de tous les instants.
Devant démarrer son tournage d’ici peu, Lady Liberty est d’ores et déjà attendu pour le courant de l’année prochaine dans les salles obscures. Ce qui signifie que nous connaîtrons dans très peu de temps la distribution de cet ouvrage qui devrait sans nul doute attirer l’attention du public – comme l’avait démontré le beau score de Eiffel (réalisé par Martin Bourboulon, avec Romain Duris dans le rôle-titre), qui avait récolté pas moins de 1 467 925 entrées en 2021.

Christian Duguay sur le tournage de Belle et Sébastien : L’aventure continue © Gaumont Distribution