Ce week-end du 14 au 16 novembre, le public américain pouvait découvrir dans les salles obscures Insaisissables 3 de Ruben Fleischer, Running Man d’Edgar Wright, L’Élue d’Osgood Perkins, Muzzle : City of Wolves de John Stalberg Jr., Arco d’Ugo Bienvenu ou encore Sirāt d’Oliver Laxe. Sur ces six principales nouveautés, deux sont parvenus à se frayer un chemin vers les cimes du classement. Analysons les chiffres.

S’il venait de reprendre du poil de la bête grâce à Predator : Badlands, le box office américain retombe dans ses travers, relâchant ainsi la pression malgré la présence de titres porteurs. À l’image d’Insaisissables 3, qui a réussi à tromper son monde et à s’imposer sur la plus haute marche du podium malgré la concurrence frontale de Running Man.

Pour son week-end inaugural, le troisième volet de la saga – mis en scène par Ruben Fleischer – est parvenu à récolter 21,3M$, soit un lancement dans la lignée du deuxième épisode, qui lui avait obtenu 22,3M$ à l’occasion de ses débuts en salles il y a de cela neuf ans. Pour le cinéaste, qui a pris le relais de Jon M. Chu et Louis Leterrier, ce score est pour le moins inférieur à celui d’Uncharted – son précédent film – qui avait amassé 44M$ en trois jours lors de sa sortie en 2022.

Commençant à faire ses tours de passe-passe à l’international, Insaisissables 3 prend déjà du galon puisque ses recettes s’élèvent à 75,5M$ – et ce pour un budget estimé à 90M$. Il y a donc de fortes chances pour que la rentabilité soit au programme en fin de partie. Suspense.

Alors que les prévisions l’annonçaient grand vainqueur de la course vers le sommet de la pyramide, Running Man s’est fait doubler par la droite par Insaisissables 3, devant de ce fait se contenter de la deuxième place du classement – avec un résultat décevant à la clé.

À l’occasion de ce premier tour de piste, la nouvelle adaptation du roman éponyme de Stephen King – chapeautée par Edgar Wright – a engrangé 17M$, ce qui se révèle être un démarrage manquant de punch. Malgré tout, cette entrée en matière rattrape le bide de Last Night in Soho, précédent essai du cinéaste britannique, qui avait totalisé à peine 10,1M$ en 2021. Comparé à la transposition de 1987, portée par Arnold Schwarzenegger, le constat est positif puisque celle-ci avait englobé 8,1M$ pour ses débuts (avant de terminé sa carrière avec 38,1M$).

S’échauffant timidement sur les écrans du monde entier, Running Man prend le minimum de vitesse, ses recettes atteignant les 28,2M$. Autant dire renflouer son budget sera une mission impossible, celui-ci étant de 110M$.

Devant faire face à une présence moindre du public et des concurrents qui auront su se frayer un chemin vers le trio de tête, Predator : Badlands perd de sa superbe, trébuchant lourdement de la première à la troisième marche du podium.

En plus de perdre son statut de champion au pays de l’Oncle Sam, le nouvel opus de la franchise S-F (mis en scène par Dan Trachtenberg) voit sa fréquentation s’écrouler de 67,5% –  ce qui lui cause du tort. Ajoutant seulement 13M$ à son box office, le blockbuster culmine à 66,3M$ et ce après dix jours d’exploitation. Malgré ce sévère coup de frein, ce chapitre peut se targuer d’être le plus puissant de la marque Predator, venant de surpasser le film original de John McTiernan – qui détenait jusque là le record (59,7M$).

Continuant de déployer ses ailes à l’international, Predator : Badlands peut se réjouir de voir ses recettes se hisser à 136,3M$ et ce pour un budget estimé à 105M$. Par contre, avec un tel ralentissement niveau chiffres, Il va falloir que cette grosse production tienne sur ses appuis pour espérer être rentable.

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