Cette semaine du 18 au 24 juin, nous pouvions découvrir dans les salles obscures 28 ans plus tard de Danny Boyle, Elio de Madeline Sharafian, Domee Shi et Adrian Molina, Avignon de Johann Dionnet, Enzo de Laurent Cantet et Robin Campillo, Sur la route de papa de Nabil AitakkaouaIi et Olivier Dacourt, The Return, le retour d’Ulysse d’Uberto Pasolini, Loveable de Lilja Ingolfsdottir, Kneecap de Rich Peppiatt, La Tournée de Florian Hessique ou encore Maya, donne-moi un autre titre de Michel Gondry. Sur ces dix propositions, une seule est parvenue à se frayer un chemin vers le trio de tête du classement. Laquelle ? Analysons les chiffres.

En dépit d’une concurrence qui ne manquait pas de mordant, Dragons ne s’est aucunement fait voler la vedette, poursuivant son parcours vers le succès du haut de la plus haute marche du box office français – même si une petite baisse de régime est à signaler.
Ainsi, si elle conserve son trône, l’adaptation live du film d’animation DreamWorks, mise en scène par Dean DeBlois (à l’origine de la franchise), doit malgré tout composer avec une fréquentation déclinant de 48%. Engrangeant encore 371 833 entrées, cette version en chair et en CGI a été découverte par 1 084 745 fans de Harold et en l’espace de quinze jours. Soit un score restant proche de modèle animée qui, en 2010, avait attiré l’attention de 1 174 312 spectateurs. Par contre, nous l’écart se creuse davantage avec les deux opus ayant suivi, qui virevoltaient déjà vers le cap des deux millions au même stade.
Avec les grandes vacances en approche, tout porte à croire que cette relecture de Dragons saura se ressaisir et se maintenir à une bonne altitude, histoire de rivaliser avec l’œuvre originale co-réalisée par Dean DeBlois et Chris Sanders, qui avait terminé sa course sous le regard de 2 316 829 personnes.

S’il avait été déboussolé suite à la perte de sa couronne, Lilo & Stitch se reprend doucement mais sûrement en main, faisant de la résistance face aux nouveaux adversaires se mettant en travers de son chemin, lui permettant de continuer la partie sur la deuxième place du classement.
Tenant sa position, l’adaptation du classique Disney mise en scène par Dean Fleischer Camp voit sa fréquentation s’écrouler de 40%, ajoutant de ce fait 204 639 entrées en cette cinquième semaine d’exploitation. Un résultat l’aidant à franchir le seuil des 4M – le film ayant été vu par 4 109 759 curieux. Au niveau des productions live du studio aux grandes oreilles, nous sommes face au score le plus puissant depuis 2019 et le raz-de-marée Le Roi Lion, qui avait su séduire 8 629 541 fans à la même période.
De quoi rattraper le semi-échec de Blanche Neige, vu par 1 197 474 aficionados de conte de fées. Force est de constater que partout où il passe, Lilo & Stitch casse la baraque.

Avec des concurrents sachant attirer un public familial au cinéma, difficile de se faire une place au soleil. Et pourtant, parmi les nouveautés proposées, 28 ans plus tard est parvenue à tirer son épingle du jeu, éclipsant Elio pour mieux s’emparer de la troisième marche du podium.
Pour ses débuts sur notre territoire, le troisième volet de la saga horrifique – marquant le retour aux affaires de Dany Boyle (et Alex Garland au scénario) – a suscité l’interêt de 179 703 amateurs de sensations fortes. De quoi prouver qu’en dépit d’une absence de dix-huit ans, la marque n’a pas perdu de son panache, d’autant plus que ce lancement est plus puissant de la saga, talonnant déjà 28 jours plus tard, qui avait quitté le devant de la scène avec 200 204 entrées en poche en 2002.
Fort de cette entrée en matière ne manquant pas de panache, 28 ans plus tard va rapidement devenir le chapitre le plus populaire de la marque horrifique, le total de 28 semaines plus tard – visionné par 313 465 spectateurs en 2007 – étant proche d’être dépassé