Venu de nulle part, c’est Cobra Plus vif que le serpent, c’est Cobra Personne ne l’aperçoit, c’est Cobra
Si certains d’entre nous l’auront d’abord connu au format animé, au gré de ses nombreuses rediffusions sur les chaines hertziennes et le satellite (de Canal + à TF1 en passant par AB1 ou Mangas) Cobra est à l’origine un manga imaginé en 1978 par Buichi Terasawa, qui se sera vendu à plus de cinquante millions d’exemplaires sur la surface du globe. Un succès incontestable menant à l’élargissement des aventures de notre héros éponyme, pirate de l’espace disposant d’une force surhumaine et d’un bras gauche pour le moins ‘canon’, à la télévision. Supervisée par Akio Sugino et Osamu Dezaki, la série japonaise aura aidé à donner une aura mondiale à ce space-opera mêlant western-spaghetti et espionnage, notamment en France.
Si depuis, Cobra a su s’épanouir au sein d’autre médias, que ce soit dans le domaine vidéoludique ou le septième art (un film a d’ailleurs vu le jour en 1982 en parallèle de son adaptation TV), le manga va se présenter à un nouveau public sur le petit écran. Quinze ans après la diffusion d’un second anime sur ses terres natales, une relecture de ce titre culte vient d’entrer en production du côté de l’hexagone. À l’occasion du Festival du film d’animation d’Annecy, la société Mangouste Anim – spécialisée dans l’exploitation et la distribution de dessins animés vintage (Goldorak, Moi Renart, Les Tortues Ninja…) – a annoncé avoir acquis des droits d’adaptation de la création de Terasawa, dans le but d’initier une nouvelle série d’animation made in France. Un projet de taille pour la firme, fondée en 2020, l’amenant à muscler son jeu.
Il n’y a désormais plus qu’à prendre son mal en patience pour découvrir la direction prise par Mangouste Anim pour ces prochaines aventures de Cobra, la mythologie propre à notre corsaire à la gâchette facile étant riche de ses thématiques S-F.
