Quelques mois après la sortie de Madame Web, le Sony’s Spider-Man Universe continue d’écrire son histoire au cinéma avec Venom : The Last Dance, qui voit Kelly Marcel prendre la relève d’Andy Serkis à la réalisation, la scénariste originelle de la franchise consacrée au célèbre Klyntar se retrouvant aux manettes d’un troisième épisode marquant la fin du voyage pour le symbiote et son hôte Eddie Brock…

Passé les échecs de Morbius puis Madame Web, Sony Pictures compte sur la principale mascotte de son Spider-verse pour redresser la barre financièrement parlant. À savoir Venom qui, en l’espace de deux films aura su engranger près de 1,4 milliard de dollars sur la surface du globe. Un aimant à billets verts qui se voit offrir sur un plateau d’argent une ultime aventure sur grand écran. Enfin l’occasion pour la firme de changer sa recette et de tenter d’élever le niveau de cet univers partagé peinant à trouver sa raison d’être ? Bien sûr que non.

Ne cherchant qu’à profiter d’une galerie de personnages issu de la mythologie propre à l’homme-araignée, histoire de leurrer le spectateur lambda pensant avoir face à eux une production Marvel Studios, Sony suit un chemin tout tracé c’est à dire que prendre par dessus la jambe toute recherche d’une quelconque qualité en termes d’écriture, seul l’appât du gain étant à l’ordre du jour. Un constat se vérifiant une fois de plus dans cette conclusion apportée aux tribulations d’Eddie Brock et de son ami pour le moins collant, préférant sacrifier ses enjeux sur l’autel de l’humour bas de gamme. En soit, difficile d’être étonné puisqu’il en était déjà ainsi auparavant, mais qu’il est rageant que de voir que rien n’est fait pour que ce chant du cygne ait un réel impact question dramaturgie.

Sous la houlette de Kelly Marcel, qui a officié en tant que scénariste sur les deux précédents volets aux côtés de Tom Hardy, Venom : The Last Dance voit ainsi notre protagoniste et son camarade d’infortune prendre la poudre d’escampette face à des ennemis issus d’un mystérieux groupuscule militaire d’une part et du fin fond de l’espace de l’autre. Confronté à une horde de membres de son espèce, notre Klyntar et son humain d’hôte se retrouvent dans une situation périlleuse, les amenant à se lancer dans un baroud d’honneur en bonne et due forme. Et ce dans la cacophonie la plus totale, marque de fabrique d’une saga ne se prenant toujours pas au sérieux.

Preuve en est, si le script concocté par la réalisatrice et son acteur nous prépare à une séparation forcée pour son tandem principal, difficile de ressentir une once de tension et ce en dépit de l’introduction d’une menace de choix telle que Knull (qui n’est autre que le géniteur de l’espèce extra-terrestre dont est issue Venom), bien décidé à mettre la main sur l’un de ses ‘enfants’. Mais malgré cette épée de Damoclès cosmique planant au dessus de leur tête, qui devaient les amener à faire profil bas, nos anti-héros en font des caisses, leur fuite en avant n’étant que prétexte à des pauses récréatives inutiles au récit. Quant le seul gimmick comique du film se révèle être un Tom Hardy passant son temps à perdre ses chaussures, inutile d’en dire plus. En fait si, ajoutons que dans un moment de bêtise, s’engage un numéro de danse improbable pour notre symbiote dans une suite luxueuse à Las Vegas. Alors que ce dernier devait rester cacher pour sa sécurité. Pourquoi être logique lorsque l’on peut s’éclater sur du ABBA ?

Se rappelant bien trop tard que l’heure était au grand départ, The Last Dance accélère la cadence dans son dernier tournant avec un gloubi-goulba numérique au cÅ“ur de la Zone 51, où soldats, symbiotes et vilains Xénophages s’affrontent au clair de lune. Mais si Kelly Marcel essaye de donner maladroitement le change dans cet acte final de bravoure question mise en scène, son écriture peu inspirée plombe le tout. Décidément, sous le giron de Sony Pictures, Venom en aura baver – le spectateur également. Espérons qu’à l’avenir le blason du personnage soit réellement redorer, celui-ci ne manquant pas de potentiel.

Toujours aucun signe d’amélioration du côté du Spider-verse de Sony Pictures qui, avec Venom : The Last Dance offre une conclusion ronflante à la trilogie consacrée à Eddie Brock et son Klyntar de symbiote.

© Sony Pictures

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