Ce week-end du 12 au 14 juillet, le public américain pouvait découvrir dans les salles obscures Longlegs d’Osgood Perkins, To the Moon de Greg Berlanti, Indian 2 de S. Shankar, Touch de Baltasar Kormákur, Sing Sing de Greg Kwedar, Dandelion de Nicole Riegel, National Anthem de Luke Gilford, Eno de Gary Hustwit, Water Brother d’Alex Billington ou encore se replonger dans l’univers du Roi Lion de Rob Minkoff et Roger Allers. Parmi ces dix propositions, une est parvenue à se distinguer dans le trio de tête. Laquelle ? Analysons les chiffres.

Pour le moment, l’industrie américaine peut remercier le cinéma d’animation, qui reste décidément une valeur sûre en cette saison estivale, comme le prouve Moi, Moche et Méchant 4, qui s’épanouit sur la plus haute marche du podium.
En plus de conserver son trône, le nouvel opus de la franchise phare d’Illumination sait captiver l’attention du public, sa fréquentation diminuant de 41,9% comparé à son week-end inaugural ce qui est des plus satisfaisants. Récoltant encore 43,5M$, cette quatrième aventure de Gru et ses inénarrables Minions passe déjà le cap des 200M$, totalisant 210M$ en douze jours d’exploitation. Tous les voyants semblent donc au jaune pour que les scores du premier et du troisième opus soient dépassés d’ici très peu de temps, ceux-ci ayant cumulé 251,6M$ et 264,6M$. L’objectif final sera de rivaliser avec Moi, Moche et Méchant 2 – qui avait achever son parcours avec 368M$ en poche.
Débarquant également en fanfare sur le reste du globe, ce quatrième film fait sensation, ses recettes s’envolant déjà à 434,4M$ à ce stade. Tout porte à croire que nous allons avoir une deuxième production passant le milliard de dollars. Affaire à suivre.

Si le public familial est présent en masse dans les cinémas, les amateurs de frissons savent également pointer le bout de leur nez lorsqu’une production attire leur attention, comme le prouve l’arrivée remarquée de Longlegs en deuxième position au classement.
Pour ses débuts sur le sol américain, le thriller d’Osgood Perkins a su engranger 22,4M$ lors de son premier week-end, soit le meilleur démarrage de la carrière du cinéaste (son précédent long-métrage, Hansel & Gretel avait obtenu 15,3M$ en fin de carrière en 2020) mais également de l’histoire du distributeur indépendant Neon, fondé en 2017.
Devant se faufiler au compte-goutte sur les écrans du reste du globe, Longlegs doit pour le moment se contenter de ces 22,4M$ de recettes, ce qui est une excellente entrée en matière sachant que son budget est de 10M$.

Maintenant que son règne est terminé, Vice-Versa 2 perd doucement mais sûrement de sa superbe, la concurrence de Moi, Moche et Méchant puis de Longlegs céder du terrain. Mais s’il se retrouve désormais en troisième position, le film d’animation continue d’impressionner.
Malgré sa rétrogradation, le long-métrage réalisé par Kelsey Mann voit sa fréquentation chuter de 34,1%, ce qui lui permet de rajouter 19,9M$ lors de à son box office, qui culmine maintenant à 571,8M$ depuis sa sortie le 14 juin. Il est désormais certain que cette suite rivalisera avec Les Indestructibles 2, qui détient le record du Pixar le plus puissant financièrement parlant avec 608,5M$. De quoi donner du baume au cœur au studio, qui a dû faire face à quelques remous depuis 2020 entre la décision de Disney de proposer certains de leur titres directement en streaming puis la contre-performance de Buzz l’Éclair, qui n’avait engrangé que 226,4M$…dans le monde (l’an dernier Élementaire s’en était mieux sorti à l’international que sur le territoire US, obtenant 496,4M$ au total).
Cette remontada de Pixar se confirme également dans les autres pays où Vice-Versa 2 est projeté, ses recettes ayant passer haut la main le seuil symbolique du milliard de dollars, amassant 1 348 696 845M$. Ce qui en fait le premier film de 2024 à franchir ce cap.