Ce week-end du 10 au 12 mai, le public américain pouvait découvrir dans les salles obscures La Planètes des Singes : Le Nouveau Royaume de Wes Ball, Not Another Church Movie de James Michael Cummings, Poolman de Chris Pine, Force of Nature: The Dry 2 de Robert Connolly, Shinda Shinda No Papa d’Amarpreet Chhabra ainsi que Aggro Dr1ft de Harmony Korine. Sur ces six nouveautés, une s’est logiquement frayer un chemin vers le trio de tête du classement. Analysons les chiffres.

Si The Fall Guy a mollement ouvert le bal quant à la nouvelle valse des blockbusters, qui nous amène droit vers la saison estivale, peu avare en grosses productions, La Planète des Singes s’en tire avec davantage de mérite. De retour passée une pause de sept ans, la franchise revient en force sur le devant de la scène avec Le Nouveau Royaume, qui impose sa loi sur la plus haute marche du podium.

Pour son arrivée dans les salles américaines, le quatrième épisode du reboot de la saga culte (qui fût opéré par 20th Century FoxStudios en 2011) a récolté 58,5M$. Soit un week-end inaugural prometteur dans la mesure où malgré une relative absence, la marque reste puissante réalisant un démarrage dans la lignée de son prédécesseur La Planète des Singes – Suprématie, qui avait engrangé 56,5M$ pour son lancement.

Débarquant également dans une grande combinaison de territoire à travers le globe, Le Nouveau Royaume fait directement le plein de dollars, ses recettes virevoltant à 132,1M$, ce qui est d’excellente augure pour la suite puisqu’il est assuré que son budget de 160M$ sera renfloué.

S’il avait su se hisser au sommet de la pyramide avec panache, The Fall Guy voit pourtant son règne toucher à sa fin suite à la domination de La Planète des Singes : Le Nouveau Royaume, qui l’a fait tomber de son piédestal pour mieux atterrir avec fracas en deuxième position.

En plus de perdre son titre de champion, l’adaptation cinématographique de L’Homme qui tombe à pic chapeautée par David Leitch se prend les pieds dans le tapis, sa fréquentation s’écroulant de 50,6%. Une belle gamelle ayant pour conséquence un apport de seulement 13,7M$ à un score ne s’élevant qu’à 49,6M$ en dix jours d’exploitation. Pour le réalisateur ce parcours reste sensiblement proche de la carrière de Bullet Train qui, il y a deux ans, avait obtenu 54,4M$ à la même période…avant de maintenir sa trajectoire jusqu’à atteindre les 100M$ grâce à son endurance. Une performance pouvant être ici répétée ? Rien n’est mois sûr.

Le principal soucis pour The Fall Guy va être de rembourser son budget, estimé à 140M$. Une somme considérable, demandant à l’actioner de cartonner dans le monde entier, soit une cascade pour le moins périlleuse. Pour le moment le long-métrage a su cumuler 103,7M$ de recettes, préfigurant de cette difficulté à être rentable.

Se remettant de la défaite du précédent week-end, Challengers redouble d’efforts pour ne plus se laisser entraîner vers le fond du classement. Ainsi, en dépit de l’arrivée d’un adversaire de taille sur le court, le long-métrage parvient à tenir la distance, conservant sa troisième place.

Ne cédant pas de terrain, ce chassé-croisé amoureux dans le milieu du tennis orchestré par Luca Gudagnino limite la casse en termes de fréquentation, celle-ci diminuant de 38,3% (contre 49,1% auparavant). Ajoutant 4,6M$ à son box office, le film atteint maintenant les 38M$ et ce en l’espace de dix-sept jours de présence sur les écrans. Ce qui est une victoire pour le cinéaste, qui signe ici le record de sa carrière sur le sol américain, surpassant Call Me By Your Name et ses 18M$ récoltés en 2017. Jeu, set et match.

Continuant à affiner son jeu à l’international, Challengers gagne doucement en puissance, ses recettes grimpant à 68,6M$ pour un budget de 55M$. Celui-ci ne devra donc pas relâcher ses efforts pour que la rentabilité soit possible en fin de partie.

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