Ce week-end du 19 au 21 janvier, le public américain pouvait découvrir dans les salles obscures I.S.S. de Gabriela Cowperthwaite mais également, dans un nombre de salles limité, Origin d’Ava DuVernay, L’Arbre aux papillons d’or de Phạm Thiên Ân, Pasang : In the Shadow of Everest de Nancy Svendsen ou encore se replonger dans l’univers de Spider-Man : Across the Spider-Verse de Joaquim Dos Santos, Kemp Powers et Justin Thompson. Sur ces cinq propositions, aucune n’est parvenue à se frayer un chemin jusqu’au trio de tête du classement, laissant ce dernier inchangé. Analysons les chiffres.

Face à une concurrence plutôt faiblarde, Mean Girls : lolita malgré moi a pu poursuivre tranquillement son règne au royaume du box office, continuant de pousser la chansonnette du sommet du podium sans que personne ne parvienne à lui chiper sa couronne. De quoi apporter une preuve supplémentaire de la bonne santé des comédies musicales actuellement, le public paraissant d’humeur joviale.
Si elle a réussi à conserver son trône, l’adaptation du musical lui-même basé sur la comédie éponyme sortie il y a vingt ans (la boucle est maintenant bouclée) doit malgré tout faire face à un gros coup dur, une chute de la fréquentation de l’ordre de 59,1%. Une belle gamelle se traduisant par l’apport de seulement 11,7M$ en ce deuxième week-end d’exploitation, pour un total s’élevant désormais à 50M$. Soit un résultat restant des plus corrects en dépit du trou d’air propre à ces trois derniers jours. De ce fait, il n’est plus certain que cette relecture orchestrée par Samantha Jayne et Arturo Perez Jr. suive la même trajectoire que son modèle cinématographique, qui avait atteint les 86M$ en fin de parcours. Affaire à suivre.
Cumulé aux scores obtenus dans les autres pays où il est exploité, Mean Girls : lolita malgré moi gagne petit à petit en popularité, ses recettes grimpant à 66,2M$ dans le monde à ce stade. Autant dire que son budget, estimé à 36M$, devrait être renfloué d’ici peu.

Comme sa comparse du dessus, Jason Statham compte bien ne pas se laisser marcher sur les pieds et s’est assuré que personne ne lui vole la vedette sur cette deuxième position qu’il défend avec force avec The Beekeeper, une stratégie fonctionnant même si là aussi nous ne pouvons que constater un coup de mou financièrement parlant.
S’il a su protéger sa place, l’actioner mis en scène par David Ayer n’a pas pu aller à l’encontre d’un importante baisse de fréquentation, celle-ci déclinant de 48,8%. En résulte un second week-end à 8,4M$ et un box office engrangeant se hissant au forceps à 31,1M$ et ce en l’espace de dix jours. Ce qui reste satisfaisant pour le cinéaste, lui faisant oublier l’épisode The Tax Collector, qui avait dû se contenter de 1M$ en 2020 – en pleine pandémie. Mieux encore, le long-métrage vient de surpasser Au Bout de la Nuit, qui avait engrangé 26,4M$ il y a seize ans et devrait talonner End of Watch et ses 41M$ (The Suicide Squad reste une exception dans sa filmographie avec 325,1M$).
En tenant compte des résultats provenant de l’international, lThe Beekeeper prend du galon, ses recettes se hissant maintenant à 75,3M$ à cet instant, ce qui est de bon augure pour la suite, son budget étant de 34M$.

Passée une dégringolade du sommet au pied du podium, Wonka se remet doucement de ses émotions, ne relâchant pas ses efforts pour que son périple sur les écrans américains se poursuive. Et à priori cela fonctionne, le long-métrage ne titubant plus et redressant la tête sur cette troisième place récemment attribuée.
Se stabilisant niveau classement, le préquel de Charlie et la Chocolaterie chapeauté par Paul King freine sa descente en terme de fréquentation puisque celle-ci ne faiblit que de 23,9%. Ce qui se traduit par l’ajout de 6,4M$ supplémentaires, une somme l’aidant à amasser 187,1M$ après plus d’un mois de carrière. Soit un excellent chiffre vu le contexte – où de grosses productions se cassent les dents financièrement parlant. Pour le réalisateur, ce résultat est d’ores et déjà le meilleur de sa carrière, surpassant ceux de Paddington et sa suite, qui avaient terminé leur parcours sur le sol américain avec 76,2M$ puis 40,9M$ en 2014 et 2017.
Tenant bon la barre dans le reste du monde, Wonka continue de surfer sur le succès, ses recettes culminant désormais à 531,7M$. De quoi donner le sourire à Warner Bros.