En 1937, alors en pleine ascension dans le milieu du septième art, Leo McCarey atteignait le premier sommet de sa carrière avec Cette Sacrée Véritée (The Awful Truth en V.O.), l’adaptation de la pièce de théâtre éponyme d’Arthur Richman, qui devînt rapidement l’un des porte-étendards de la screwball comedy, une genre à part entière de la comédie américaine – ayant connu son heure de gloire durant les années 30. Porté par Irene Dunne et Cary Grant, qui n’était pas encore l’immense star qu’il deviendra par la suite, le long-métrage se centre sur le petit jeu de dupes se mettant en place entre un couple sur le point de divorcer.

Tandis qu’ils attendent que leur séparation soit prononcée, et se battent pour obtenir la garde de leur adorable chien Skippy, Lucy et Jerry Warriner se rendent compte , chacun de leur côté, qu’ils sont toujours amoureux l’un de l’autre. Une révélation servant de moteur à l’intrigue se mettant alors en place, où les futurs ex-mari et femme rivalisent de malice pour ruiner leurs nouvelles chances respectives de trouver l’âme sœur. Servis par des dialogues aux petits oignons et un sens du rythme parfaitement calibré par la mise en scène de Leo McCarey, Cette Sacrée Vérité est un petit bijou d’humour qui aura su traverser l’épreuve du temps, la gue-guerre prenant place entre ces amoureux jaloux restant agréable à suivre.

Cette comédie de moeurs, analysant sous le primse de la légèreté les rapports hommes/femmes aura permis au réalisateur de récolter son premier Oscar sur les quatre qu’il obtiendra en tout et pour tout. Aujourd’hui, grâce à Wild Side, le public peut (re)découvrir cette œuvre emblématique de la screwball comedy, l’éditeur venant de sortir un coffret collector de Cette Sacrée Vérité en combo Blu-ray/DVD, qui remet au goût du jour le film via une remastérisation en 4k lui redonnant de l’éclat.

Comprenant un livret inédit de cinquante pages, intitulé Je te quitte… Moi non plus, écrit par Frédéric Albert Lévy, cette édition (vendue à 34€99) comprend les bonus suivants :

– Leo McCarey ou le timing parfait (22’) : la McCarey’s touch à travers sa filmographie par Charlotte Garson 

– Qui gardera le chien ? (32’) : l’analyse du film par Charlotte Garson

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