[Critique réalisée en partenariat avec Cinétrafic dans le cadre de l’opération DVDtrafic. Un grand merci au site ainsi qu’à l’éditeur Warner Bros. Entertainment France pour cette collaboration (à retrouver sur Facebook/Twitter). La fiche Cinetrafic de Catwoman : Hunted, à consulter à cette adresse : https://www.cinetrafic.fr/film/64788/catwoman-hunted]

Quelques mois après la sortie d’Injustice, le DC Universe Animated Original Movies nous livre sa quarante-quatrième production (déjà !) avec Batwoman : Hunted, réalisé par Shinsuke Terasawa, qui signe là son premier long-métrage. Disponible en Blu-Ray steelbook, DVD et VOD depuis le 23 février, celui-ci se centre sur le personnage de Selina Kyle, qui se retrouve dans la ligne de mire de la pègre suite au vol de l’émeraude la plus précieuse du monde…

Continuant d’élargir ses horizons, l’univers animé de DC Comics – communément appelé par les amateurs le DCUAOM – met à l’honneur Selina Kyle et son alter-ego, se retrouvant pour la première fois en tête d’affiche d’un film d’animation. Ce qui n’est pas trop tôt au terme de quatre-vingt-deux d’existence ! Au programme de Catwoman : Hunted, un jeu du chat et de la souris où notre chasseuse devient pour une fois la proie d’une organisation criminelle. De quoi changer la donne pour notre lady cambrioleuse ?

Se déroulant loin des sombres ruelles de Gotham City, le long-métrage joue la carte de la démesure en se rapprochant de l’atmosphère des thrillers d’espionnage des années 70, nous amenant à une mission d’échelle mondiale où se croisent un large panel de personnages de l’écurie DC. Scénarisée par Greg Weisman qui, outre les Gargoyles, connaît bien la mythologie de la Distinguée Concurrence en ayant pris part à la série Young Justice ou encore au court DC Showcase: Green Arrow, cette aventure est ainsi l’occasion de voir Catwoman user de ses griffes ainsi que de ses charmes face à des figures telles que Batwoman, Black Mask, Cheetah ou encore Solomon Grundy. Pour lier tout ce beau monde, l’intrigue prend le parti d’un vol tournant mal pour notre experte en coups fourrés, cherchant à malmener Leviathan, un empire criminel ne cessant d’étendre son emprise sur le globe. L’objet de la convoitise de notre anti-héroïne ? Une émeraude unique en son genre, apportée en lieu sûr par Black Mask. Mais ce qui devait être un braquage des plus simples se complique lorsque plane l’ombre de Batwoman, qui mène sa propre mission. Elément perturbateur mettant Selina Kyle dans une position délicate, prise entre deux feux.

Poursuivie par un conglomérat armé jusqu’aux dents, notre protagoniste se retrouve à faire équipe malgré elle avec Kate Kane et Interpol, devenant un pion dans un échiquier plus vaste qu’il n’y paraît. Ou du moins le pense t-on. Si le scénario montre vite ses limites en terme de narratif, la confrontation avec Leviathan n’étant qu’un prétexte à une succession de scènes musclées, apprécions le respect porté à Catwoman, figure indomptable qui s’amuse à manipuler son monde. Ce qui donne un minimum de piment au long-métrage, le personnage soufflant le chaud et le froid sur tous ceux qui l’entourent, qu’ils soient du bon ou du mauvais côté de la justice. Pour rehausser le niveau, nous pouvons compter sur la mise en scène maitrisée de Shinsuke Terasawa, dont le travail dans le domaine de l’animation (notamment Lupin III, Yo-Kai Watch, La Tour de Druaga,…) lui permet de livrer un bien bel objet visuel. Le style manga employé se marie bien à l’univers DC, le chara-design étant fidèle et les moments de bravoure parfaitement lisibles.

Ce que l’on constate lors du visionnage du film en Blu-ray, avec un mélange entre animation traditionnelle et 3D qui rajoute un dynamisme bienvenu à l’ensemble – d’autant plus lorsque tout s’articule autour de l’action, entre courses-poursuites et affrontements en tous genres (avec entre autres un climax sur la Tour Eiffel avec la Ligue des Ombres) où les coups pleuvent avec force. Concernant l’audio, la V.O., encodée en DTS-HD Master Audio 5.1, renforce cet aspect énergique, faisant résonner ces passes d’armes avec efficacité. Cela permet de constater le soin porté au doublage, avec des partitions solides de la part d’Elizabeth Gillies – malicieuse dans la peau de Selina – Stephanie Beatriz, Lauren Cohan, Jonathan Banks et Keith David. Au niveau des bonus, les amateurs de Catwoman trouveront de l’intérêt à la rétrospective qui lui est consacrée – d’une durée de quarante minutes – qui revient sur sa création dans les comics et ses diverses apparitions au cinéma et à la télévision. L’occasion de voir des entretiens avec Bob Kane, Frank Miller ainsi qu’avec certaines actrices telles que Michelle Pfeiffer, Julie Newmar ou Earth Kitt. Le tout bien emballé dans un Steelbook de bonne facture, à la finition zero-finish avec reflets métalliques qui devrait plaire aux collectionneurs.

Si nous ne sommes pas dans le haut du panier du DCUOAM, à cause d’une intrigue qui ne tient pas trop sur ses pattes, Catwoman : Hunted reste divertissant grâce à son soin porté à l’action, Shinsuke Terasawa ayant du matériel pour dévoiler son potentiel en termes de réalisation, le dynamisme étant au rendez-vous. On espérait mieux pour Selina Kyle mais le résultat n’est pas déplaisant.

© Warner Bros.

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