En 2008, Steven Spielberg et George Lucas sortaient de sa retraite leur personnage fétiche, Indiana Jones, pour mener à bien un quatrième volet, sous-titré Le Royaume du Crâne de Cristal. Une expérience en demi-teinte dans la mesure où si le succès était au rendez-vous, avec un box office mondial s’élevant à 790,6M$, la qualité du film aura divisé les fans ainsi que la critique. De quoi parachever l’œuvre du plus célèbre archéologue du septième art sur une note amère – surtout après La Dernière Croisade. Ou du moins c’est ce que l’on pensait car finalement ce chant du cygne n’en était pas un ! De l’eau a coulé sous les ponts et l’heure semble venue pour le professeur Jones de revêtir son fedora, son cuir de même que son fouet pour partir en destination d’une quête synonyme de baroud d’honneur.

Un parfum de nostalgie va ainsi souffler dans les salles obscures avec Indiana Jones et le Cadran de la Destinée, un opus empli de symbolisme puisqu’en plus de confronter notre protagoniste à son passé, nous allons assister devant et derrière la caméra à un passage de flambeau. Réalisateur emblématique de la franchise, Steven Spielberg passe la main à un autre cinéaste, se contentant de veiller son bébé à distance en occupant le poste de producteur exécutif aux côtés de son comparse Lucas, qui n’est pas non plus à l’origine de l’histoire du film. Mais alors qui est aux manettes de cette ultime aventure ? James Mangold, qui au cours de sa carrière aura su naviguer entre les genres, passant notamment de Logan à Le Mans 66. Se voyant confier une saga pour le moins appréciée du grand public, notre homme est donc attendu au tournant et sachant cela, nul doute qu’il s’est appliqué au maximum pour que la continuité soit au rendez-vous par rapport à son aîné. Ce qui ne peut que susciter de la curiosité quant à la teneur de l’épopée nous attendant à l’horizon.

Toujours porté par Harrison Ford, toujours fringuant à plus de quatre-vingt printemps, ce cinquième opus nous entraînera à la fin des années 60, dans une Amérique en pleine frénésie quant à la conquête spatiale. Dans un monde en pleine mutation, tournant son regard vers la Lune, s’intéresser aux vestiges du passé paraît caduc. Et pourtant, par la forces des choses, ce cher Indy va se retrouver à crapahuter tout autour du globe pour retrouver un mystérieux artéfact, comme au bon vieux temps. Accompagné de sa nièce, incarnée par Phoebe Waller-Bridge, notre héros devra affronter moults menaces ainsi que ses ennemis favoris – les Nazis – pour tracer son chemin vers ce fameux Cadran de la Destinée, MacGuffin dont on ne sait rien pour le moment. Ce qui est sûr, en voyant les premières images du long-métrage venant d’être révélées, c’est que ce voyage crépusculaire s’annonce périlleux pour notre tandem et ravivera des souvenirs à Henry Jones Jr. alors que passé et présent semblent s’emmêler dans cette course contre la montre. L’intrigue reste nébuleuse, ce qui est un bon point.

En plus de l’iconique Harrison Ford et de sa protégée Phoebe Waller-Bridge, Indiana Jones et le Cadran de la Destinée comprendra au casting Mads Mikkelsen, Antonio Banderas, Shaunette Renee Wilson, Toby Jones, Boyd Holbrook ou encore John Rhys-Davies – l’interprète de Sallah dans Les Aventuriers de l’Arche Perdue et La Dernière Croisade. Sa sortie est prévue pour le 28 juin 2023 dans les salles obscures françaises et on a hâte de voir le résultat.

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