Alors que l’été bat son plein – sous une chaleur malheureusement toujours caniculaire dans certaines régions – la salle de cinéma renforce son statut de un refuge dans lequel on peut s’abriter, un bon prétexte pour passer du temps dans nos salles favorites. Une période estivale d’ailleurs propice aux grosses productions, aidant au retour du public en salles, allant va de pair avec des propositions plus indépendantes. Dans un contexte où la programmation est des plus éclectiques, l’heure est venue de dresser collectivement le bilan de nos découvertes du mois.

En attendant – comme vous le savez désormais – la parole est à vous au sein de cette catégorie coups de coeur/déceptions, avec l’idée que vous partagiez vos avis sur les films visionnés durant le mois écoulé que ce soit en bien ou en mal. Il y a tous les goûts dans la nature ! Cela permet parfois de déceler une tendance, certaines œuvres ayant été collectivement aimées ou au contraire détestées.

Quels films vus en mai vous ont mis du baume au cœur ou au contraire vous ont déçu ? Découvrons-le en consultant vos avis !

Parmi les blockbusters proposés durant ce mois de juillet, deux semblent avoir retenu votre attention, à commencer par Les Minions 2 : Il Était Une Fois Gru, qui a remporté l’adhésion de la part de Marie G., comme en nous l’explique en quelques mots :

Charmée par ces petites bestioles jaunes adorables depuis leurs débuts dans Moi, Moche et Méchant, je dois avouer que j’étais heureuse de savoir que nos Minions allaient avoir le droit à leur propre aventure. Passé un premier volet réjouissant, qui parvenait à se démarquer comme il le faut de la saga MMM, cette suite manquait quelque peu de surprise en raccrochant déjà les wagons avec son modèle en mettant Gru en haut de l’affiche. Heureusement, malgré mes craintes quant à un volet qui sente trop le réchauffé, Illumination n’a pas oublié que leurs véritables stars étaient nos experts en clowneries et coups fourrés, Kevin, Stuart et Bob, leur donnant tout de même la part belle dans cette virée made in 70’s sur la route 66 de la bêtise. Quel plaisir de pouvoir partager cette passion pour les Minions avec mon fils et de le voir s’esclaffer devant leurs facéties.

Au contraire, Fabien n’a pas de mots tendres à l’égard de Thor : Love and Thunder, quatrième film solo en date de notre Dieu du Tonnerre, qui l’a plutôt irrité :

Qu’a donc fait Thor pour mériter un tel traitement de la part de Marvel Studios ? Si le délire shakespearien de Kenneth Branagh n’était pas des plus réjouissants, de même que la suite pilotée par Alan Taylor, cela restait à un niveau supérieur au délire proposé par Taika Waititi sur Thor : Ragnarok, point de départ d’une longue agonie pour le Dieu asgardien, sans cesse mis plus bas que terre dans la joie et la bonne humeur. Les traumas du héros – et il y en a – sont traités par dessus la jambes depuis cette période et cela ne s’est pas arrangé avec Avengers : Endgame et maintenant Thor : Love and Thunder, cruel aveu d’échec. Waititi répète ad nauseam la formule qui avait le succès de son Ragnarok, tuant dans l’œuf toute piste dramatique pour privilégier l’humour de petit malin qui ne fait rire personne et se révèle plus gênant qu’autre chose. Quel dommage pour l’adaptation de l’arc Mighty Thor, ô combien tragique pour Jane Foster, qui se voit relégué au second plan d’une farce proche du nanar. Force à Natalie Portman et Christian Bale, qui ont tenté de surnager dans cet océan de mauvais goût, mais ont fini par se faire emporter par le courant.

Poursuivons avec la blogueuse SacriLedge, fidèle de Coups de cœur/Déceptions, qui nous fait le passage en revue des films vus ces dernières semaines.

Juillet c’était surtout pour moi la découverte de la saga des Rocky, ça m’a pris du temps, me reste plus que Creed 2 !

Au cinéma j’ai beaucoup aimé Sundown. Déjà j’adore Charlotte Gainsbourg et en plus Sundown nous apporte un regard sous tension et tendre à la fois sur les relations humaines. J’ai été bluffée par la réalisation et le nombre d’événements qui se déroulent finalement en un film court, qui ne semble pas précipité pour autant.

Fortement impressionnée par Elvis également dont je ne connaissais que les principales chansons. J’ai trouvé Baz Luhrman plus dans la retenue que ses précédents films mais le film passe à toute vitesse alors qu’il fait presque 2h30. Les décors, les costumes, les acteurs, c’est un casting 5 étoiles qui semble un réel hommage, à tout l’inverse du film sur Diana sorti en début d’année.

Parmi ses découvertes du mois de juillet, Cécile, du blog Pamolico est revenue sur le dernier long-métrage en date de Woody Allen, Rifkin’s Festival, qui l’a passablement déçue malgré quelques beaux moments.

Fidèle à lui-même, Woody Allen persiste et signe un énième chassé-croisé amoureux, délaissant cette fois Paris et New-York – dont l’ombre romantique plane néanmoins sur la réalisation – pour San Sebastian et son festival de cinéma. Errance dans les rues ensoleillées de la ville espagnole, entre hôtel luxueux et terrasse au bord de la mer, tapis rouge et cocktail chic, Rifkin’s Festival suit Mort, incarné par Wallace Shawn, et Sue, sa femme – Gina Gershon. […] ce cinquantième long-métrage du réalisateur flirte avec la redite, malgré les jolies mises en abîme, malgré les cartes postales ensoleillées, malgré le subtil humour signature qui parsème le film. Les réflexions sur le couple, la fidélité, l’amour et le septième art sont là, sous-jacentes comme dans tant des réalisations d’Allen, ne suffisant pas vraiment à faire de Rifkin’s Festival davantage qu’une balade pavée de sentiments contradictoires, hymne au cinéma du siècle dernier porté par des personnages peu attachants.

Pour lire sa critique complète, direction cette adresse : https://pamolico.wordpress.com/2022/07/19/rifkins-festival-woody-allen/

Enfin terminons avec Thibaut, un autre habitué, qui revient avec nous les longs-métrages appréciés dernièrement sur grand écran.

Mes coups de cœur :

P‌eter Von Kant l’excellent cru 2022 de François Ozon avec Isabelle Adjani, Denis Ménochet, Hanna Schygulla, Khalil Bern Gharbia et Stefan Crepon.
Un huit clos magistral, singulier, troublant, iconoclaste et singulier avec des comédiens au sommet pour cette adaptation de la pièce de Fassbinder. La différence c’est que l’action se passe dans le milieu du cinéma et non de la mode qui laisse supposé un portrait du cinéaste allemand trop tôt disparu. Cette histoire d’amour et de domination nous prend au tripes.
Mention spéciale à Mlle Adjani qui reprend de façon sublime la chanson « Jeder totet was er liebt » chantée jadis par Jeanne Moreau (disparu il y a 5 ans jour pour jour, la boucle est bouclée).
Ayant eu la chance de voir ce film en avant-première, j’ai eu le bonheur d’échanger avec le cinéaste à l’issue de la projection, il est abordable et disponible, j’en garde un excellent souvenir.

Ducobu Président réalisé par et avec Elie Semoun avec également Frédérique Bel, Gérard Jugnot, Ary Abittan, François Levantal et la participation de Franck Dubosc.
Certes c’est un film pour la jeunesse mais les adultes n’y s’ennuient pas en le regardant bien au contraire avec son humour irrévérencieux et son énergie à couper le souffle. Le personnage du prof hystérique va comme un gant à Elie Semoun.
Je l’ai également vu en avant-première, une séance de selfie était organisée avec l’équipe, c’est à souligner car ce n’est pas tout le temps le cas et c’est fort appréciable.

Rifikin’s festival le nouveau Woody Allen avec Wallace Shawn, Elena Anaya, Gina Gershon, Louis Garrel et Sergi Lopez.
Alors certes ce n’est pas le meilleur film du maitre du cinéma mais cet hommage au 7ème art par l’immense réalisateur est très plaisant à regarder grâce notamment aux clins d’oeil au cinéma français (Godard, Lelouch, Belmondo…). Il en résulte une comédie savoureuse, drôle, nostalgique et jazzy.

I love Greece avec Vincent Dedienne, Stacy Martin et la participation de Nana Mouskouri.
Ce mélange des genres tout en délicatesse donne beaucoup de charme à cette histoire de couple et de famille orginale avec des magnifiques paysages.

Joyeuse retraite 2 avec Michèle Laroque, Thierry Lhermitte, Judith Magre (trop peu présente dans ce second opus), Nicole Ferroni, Constance Labbé…
Malgré quelques facilités on rit des mésaventures ce ce couple qui ne cherche rien que la tranquillité et sur lequel le sort s’acharne joyeusement.

Merci à vous pour votre participation ! Si d’autres personnes veulent rajouter leurs avis, aucun soucis, envoyez-les moi par mail à l’adresse suivante : seriesdefilms@hotmail.com et vous serez ajoutés à l’article.


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