Absente des écrans depuis 2017 et la sortie de Detroit, qui revenait sur l’assaut de l’Algiers Motel durant les émeutes survenues sur le sol américain en 1967, Kathryn Bigelow semble avoir le projet qu’il lui permettra d’effectuer son retour derrière la caméra, comme l’a annoncé The Hollywood Reporter en exclusivité dans ses colonnes.

Passé une période consacrée à mettre en lumière des événements réels, à l’image de son précédent long-métrage ou encore de Zero Dark Thirty, la cinéaste devrait selon toute vraisemblance revenir vers un genre qu’elle n’a jusque là abordé qu’une seule fois en quarante ans de carrière. La science-fiction. Son unique essai, effectué aux côtés de celui qui était alors son mari à savoir James Cameron (qui officiait en tant que producteur et co-scénariste), avait donné lieu à Strange Days, une œuvre cyberpunk qui – si elle est désormais reconsidérée par les amateurs – avait été un échec cuisant pour Bigelow lors de sa sortie en 1995, cette dernière ayant eu des difficultés à revenir sur le devant de la scène. Une première expérience amère donc, qui n’a pas découragé la première femme auréolé l’Oscar du Meilleur Film, qui s’apprête à s’aventurer de nouveau dans ce domaine si particulier du septième art.

Le projet l’amenant à renouer avec la S-F ? Aurora, adaptation du roman éponyme de David Koepp, dont les droits ont été acquis par Netflix avant sa parution – prévue pour le mois de juin outre-Atlantique. Au programme de ce qui s’annonce comme un thriller post-apocalyptique, une tempête solaire détruisant la quasi-intégralité du réseau électrique terrestre. Alors que la planète sombre dans le chaos, une mère divorcée met tout en œuvre pour protéger sa fille et venir en aide à un frère dont elle s’est éloigné – riche PDG de la Silicon Valley, qui a construit un bunker dans le désert destiné à un tel désastre que celui secouant la Terre.

Doté d’un budget estimé à 100M$, Aurora sera l’occasion pour Kathryn Bigelow de collaborer avec un confrère de l’industrie. Ecrivain à ses heures perdues, David Koepp s’est avant tout illustré au cinéma, davantage en tant que scénariste que réalisateur, signant entre autres l’adaptation de L’Impasse de Francis Ford Coppola, de Jurassic Park de Steven Spielberg – avec l’aide de l’auteur Michael Crichton – ou encore les scripts du Spider-Man de Sam Raimi et de Panic Room (de David Fincher). Dernièrement, il a écrit et réalisé KIMI, pour la plateforme HBO Max. L’association des deux artistes donnera t-elle lieu à une production d’envergure ? Vu les premiers retours du roman original salué entre autres par Stephen King, il y a un certain potentiel à porter cette histoire à l’écran. En attirant la réalisatrice dans ses filets pour ce projet, Netflix a eu du flair.

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