Les feuilles mortes commencent à s’accumuler sur les pavés et le temps se rafraîchit, pas de doute l’automne s’est installé ! Alors que nous nous apprêtons à passer à l’heure d’hiver et que nous nous préparons à sortir pulls et manteaux de nos placards – histoire de ne pas attraper froid en nous rendant dans les salles obscures, il est venu le temps de faire un petit bilan concernant nos découvertes cinématographiques du mois d’Octobre, qui a été riche en nouveautés.

Comme vous le savez, SeriesDeFilms vous donne la parole dans la rubrique Coup De Coeur/Déception, qui vous permet de partager vos avis sur les films visionnés durant le mois écoulé. Pour les amateurs de séries, sachez que depuis le début de l’année vous pouvez également nous parler de celles-ci, que ce soit en bien ou en mal (ce mois-ci vous vous êtes tous concentrés sur le septième art). Il y a tous les goûts dans la nature !

Quels films vus durant le mois écoulé vous ont mis du baume au cœur ou au contraire vous ont déçu ? Découvrons-le en consultant vos avis !

Ce mois-ci, beaucoup auront assisté au chant du cygne de Daniel Craig dans la peau de 007, si l’on se fie aux différents avis reuçs sur Mourir Peut Attendre, qui vous aura divisé. Petit florilège :

Comme cela semble être la règle dans cette ‘période’ Craig, après la déception Spectre nous voilà gratifié d’un opus à la qualité supérieure, qui se sert des défauts de son prédécesseur pour partir sur une trajectoire idéale. Pour terminer en beauté ce chapitre de cinq opus, Barbara Broccoli et Michael G. Wilson ont pris le parti de jouer sur la corde sensible, mettant davantage James Bond que 007 pour un résultat qui dénote de l’esprit général de la franchise (à l’exception de Au Service De Sa Majesté et Permis De Tuer) mais se révèle cohérent avec le Bond de Daniel Craig. Si l’on pourra regretter un ennemi transparent, le retour aux affaires de notre espion est des plus solides, alliant action, traits d’humour et émotion, un cocktail qui se savoure avec plaisir. Les quasi 3h de film passent d’ailleurs assez rapidement, le scénario enchaînant les moments de bravoure à un bon rythme tout en réussissant à jouer la carte de l’introspection. En clair, une conclusion satisfaisante. So long Mister Craig. Alexia

S’il fait le job en tant que film d’action, difficile de se dire que nous sommes face à un James Bond lorsque l’on visionne Mourir Peut Attendre. Sans trop vouloir spoiler, disons que l’essence de la saga se voit diluée dans une soupe sirupeuse où ce cher James Bond n’est plus que l’ombre de lui-même. Une déconstruction du personnage qui aurait pu être proposée plus tard, lors de l’intronisation du prochain 007, tant elle ne semble pas à sa place ici. Retraité du MI-6, dépourvu de son matricule et amoureux transis, notre héros n’est plus que l’ombre de lui-même, se faisant voler la vedette par bon nombre de ses comparses, que ce soit Madeleine Swann ou la nouvelle 007, ce qui l’empêche de briller pour ce qui est son ultime mission. N’en reste pas moins des séquences survitaminées élégamment mis en scène par Cary Joji Fukunaga et une très belle photographie, qui donne le change d’un scénario malheureusement trop étiré. Si je n’ai pas apprécié ce vingt-cinquième opus, je me dois d’être honnête en disant que sur son dernier acte, celui-ci prend une direction surprenante qui vient clore sur un moment de grâce les aventures de Daniel Craig. Dommage qu’il est fallu patienter plus de deux heures pour que Mourir Peut Attendre trouve sa raison d’être. Sylvain

Continuons ce nouveau numéro avec la blogueuse SacriLedge, fidèle de la rubrique, qui revient pour nous sur quelques uns des nombreux longs-métrages qu’elle a visionné durant ces dernières semaines.

Un gros coup de coeur pour moi ce mois : Dune. J’avais lu les livres, vu l’ancien film et étais prête à découvrir ce remake qui colle parfaitement à l’ambiance voulue par l’auteur. On ne s’ennuie pas une seule seconde (bien que le film soit long je n’ai pas vu le temps passer) mais on a tout de même le temps d’apprécier et de respirer ce désert brûlant. Je ne suis pas fan de Chalamet d’habitude mais il sied très bien au rôle de Paul. Le film a su s’arrêter avant la fin du premier livre et j’espère qu’on pourra assister aux suites au cinéma.

Niveau déception c’est Halloween Kills. Je ne veux pas spoiler donc je ne rentrerai pas dans le détail mais le film aborde un point de l’intrigue en particulier qui m’a assez déçue. J’attends le dernier opus de cette trilogie mais j’espère qu’on arrêtera après ça, car ça reste difficilement justifiable de continuer ce genre de saga à l’infini. Même Jamie Lee Curtis a une présence plus que légère dans ce film, à mon grand désarroi.

Pour sa première participation à la rubrique, Lucie nous a fait part de son principal coup de coeur, à savoir Illusions Perdues de Xavier Gianolli.

On dit souvent – et à tort – que le cinéma français n’est plus ce qu’il était, se contentant de comédies peu originales et de films d’auteur plombant. Cette année, cette contre-vérité a été plus d’une fois débunkée et pour le trouver, rien de mieux que d’évoquer Illusions Perdues, le nouveau long-métrage de Xavier Gianolli, relecture du recueil éponyme de Balzac. Actuel dans son propos, ce bûcher des vanités où les puissants se livrent à des guerres d’égo au travers de la presse est un pamphlet satirique du plus bel acabit, servi par une troupe d’exceptions, dont la révélation Benjamin Voisin, parfait dans le rôle principal. Xavier Giannoli restitue avec soin l’esthétique de XIXe siècle et se livre à une critique acerbe des médias – les journaux en l’occurrence – de véritables machines à broyer qui font et défont politiques, artistes, personnalités publiques tout en faisant fi de la sacro-sainte liberté pour arriver à leurs fins. Un petit bijou que je vous conseille de découvrir en salles.

Participante régulière, Cécile, du blog Pamolico nous partage quant à elle son coup de cœur pour Julie (en 12 chapitres) de Joachim Trier :

[…] Joachim Trier reprend le thème immémorial du trio amoureux, l’habille d’une réflexion sur le fossé générationnel, l’ancre dans la société norvégienne actuelle et en profite pour filmer avec talent Oslo et sa lumière si particulière. Il revient donc à des sujets plus proches de lui et de sa vie quotidienne après avoir joué avec le fantastique dans ses réalisations précédentes.

Le tragique de l’existence humaine, la « mélancolie » de la protagoniste laissent parfois des rayons d’humour impertinent illuminer le long-métrage et lui offrir un ton plus juste encore. Féministe, Julie (en 12 chapitres) l’est surtout par son portrait résolument moderne d’une trentenaire hésitante mais pleine de vie, aux prises avec son manque de figure paternelle, sa difficulté à s’engager quand la relation devient plus complexe, à faire des choix. Renate Reinsve incarne avec justesse cette héroïne non sans défauts, lui confère épaisseur et insolence : en réalité, elle a contribué à construire ce personnage taillé sur-mesure, à établir la psychologie de Julie. Cela lui a permis de connaître cette jeune femme fictive sur le bout des doigts et l’a sans doute mise sur la voie de la Palme de la meilleure interprétation féminine du festival de Cannes, qu’elle a finalement remportée. […]

Critique complète à lire par ici : https://pamolico.wordpress.com/2021/10/12/julie-en-12-chapitres-joachim-trier/

Enfin Thibaut, un autre habitué de la rubrique, est de son côté revenu en quelques mots sur les films l’ayant agréablement surpris sur grand écran en Octobre.

Mon coup de cœur n°1 :

« La fracture » de Catherine Corsini avec Valérie Bruni-Tedeschi, Marina Fois et Pio Marmai : si il y a un film à regarder et à retenir ce mois-ci c’est bien celui-là. Tourné à l’épaule, nous plongeons en apnée dans ce cauchemar nocturne où la tension ne retombe jamais, où se télescopent la lenteur de l’attente et l’urgence des gestes à effectuer dans la seconde. Un film humaniste et de révolte mais aussi d’espoir en l’humain, c’est un véritable miroir de notre époque. Un sujet que devraient s’emparer les candidats à la Présidentielle puisque le gouvernement ne semble ne pas s’y intéresser. Mais ce long-métrage ne manque pas d’humour, surtout grâce au personnage ( fantasque) incarné parfaitement par Valérie Bruni-Tedeschi. Soulignons également la performance de Aissatou Diallo Sagna qui est aide-soignante dans la vie et qui bouleversante dans la peau de l’infirmière. Puisque que je l’ai regardé en avant-première, j’ai eu la chance d’échanger avec la cinéaste qui réalise une nouvelle œuvre à l’énergie inouïe.

« Raf et Julie, un couple au bord de la rupture, se retrouvent dans un service d’Urgences proche de l’asphyxie le soir d’une manifestation parisienne des Gilets Jaunes. Leur rencontre avec Yann, un manifestant blessé et en colère, va faire voler en éclats les certitudes et les préjugés de chacun. À l’extérieur, la tension monte. L’hôpital, sous pression, doit fermer ses portes. Le personnel est débordé. La nuit va être longue… »

Mes autres coups de cœur :

​- « Petite sœur » avec Marthe Keller : une émotion à fleur de eau. Un film puissant et émouvant, une étude de caractères fine et sensible qui représente un duo gémellaire splendide.

« Lisa est une dramaturge allemande qui a abandonné ses ambitions artistiques pour suivre son mari en Suisse et se consacrer à sa famille. Lorsque son frère jumeau Sven, célèbre acteur de théâtre berlinois, tombe malade, Lisa remue ciel et terre pour le faire remonter sur scène. Cette intense relation fraternelle renvoie Lisa à ses aspirations profondes et ravive en elle son désir de créer, de se sentir vivante. »

-« Mourir peut attendre » le nouveau et dernier James Bond avec Daniel Craig et Léa Seydoux de retour : un opus à dimension crépusculaire, c’est le point d’orgue d’un rôle porté à son incandescence qui résonne encore longtemps après le la fin du générique bien que le film soit un peu longuet par moments.

« Dans MOURIR PEUT ATTENDRE, Bond a quitté les services secrets et coule des jours heureux en Jamaïque. Mais sa tranquillité est de courte durée car son vieil ami Felix Leiter de la CIA débarque pour solliciter son aide : il s’agit de sauver un scientifique qui vient d’être kidnappé. »

-« L’homme de la cave avec François Cluzet, Bérénice Bejo et Jérémie Renier : j’étais agréablement surpris par ce film (tiré d’une histoire vraie)qui est d’une maitrise absolue sur un thème peu abordé au cinéma à savoir le négationnisme. Servi par une distribution impeccable, cette œuvre a l’intelligence de ne jamais être caricaturale.

« A Paris, Simon et Hélène décident de vendre une cave dans l’immeuble où ils habitent. Un homme, au passé trouble, l’achète et s’y installe sans prévenir. Peu à peu, sa présence va bouleverser la vie du couple. »

– « Halloween Kills » avec Jamie Lee Curtis : en cette nuit d’Halloween comment ne pas regarder le dernier opus de la franchise culte, bien que « légèrement exagéré » sur certaines scènes, il vaut le coups d’œil. Entre héritage et innovation ce film regorge de belles idées de mise en scène aménageant même d’étranges visions poétiques, comme celle de ses gamins rebelles jouant dans la nuit.

« Laurie Strode, sa fille Karen et sa petite fille Allyson viennent d’abandonner le monstre au célèbre masque, enfermé dans le sous-sol de la maison dévorée par les flammes. Grièvement blessée, Laurie est transportée en urgence à l’Hôpital, avec la certitude qu’elle vient enfin de se débarrasser de celui qui la harcèle depuis toujours. Mais Michael Myers parvient à s’extirper du piège où Laurie l’avait enfermé et son bain de sang rituel recommence. Surmontant sa douleur pour se préparer à l’affronter encore une fois, elle va inspirer la ville entière qui décide de l’imiter et de se soulever pour exterminer ce fléau indestructible. Les trois générations de femmes vont s’associer à une poignée de survivants du premier massacre, et prennent les choses en main en formant une milice organisée autour de la chasse et la destruction du monstre une fois pour toutes. Le mal meurt cette nuit. »

Merci à vous pour votre participation ! Si d’autres personnes veulent rajouter leurs avis, aucun soucis, envoyez-les moi par mail à l’adresse suivante : seriesdefilms@hotmail.com et vous serez ajoutés à l’article.


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