C’est sous une certaine fraîcheur que débute le mois d’Avril, confirmant l’adage qu’il ne faut pas se découvrir d’un fil. Un temps qui ne prête pas à la flânerie, même si prendre l’air reste l’une des rares activités qui nous restent en ces temps compliqués. Cinématographiquement parlant, nous croisons toujours les doigts pour franchir à nouveau les portes des salles obscures et découvrir de nouveaux films sur grand écran. En attendant une hypothétique date de réouverture, nous prenons notre mal en patience en nous plongeant dans nos vidéothèques, en scrutant les plateformes streaming à la recherche d’œuvres à (re)découvrir, en regardant à la télévision les propositions des différentes chaînes. De quoi combler ce vide que représente la fermeture des cinémas.

Comme vous le savez, depuis déjà deux ans, SeriesDeFilms vous donne la parole dans la rubrique Coup De Coeur/Déception, qui vous permet de partager vos avis sur les films visionnés durant le mois écoulé. Depuis fin Octobre et la nouvelle fermeture des salles obscures, nous nous concentrons uniquement sur les longs-métrages qui vous ont mis du baume au cœur dernièrement, dans le but de propager des ondes positives, ce qui est très important actuellement. Nouveauté, depuis le numéro de Janvier, nous avons rajouté les séries au programme, de quoi élargir notre horizon et permettre à certains d’entre vous de partager avec nous leurs critiques.

Quels films et séries vus durant le mois écoulé ont attiré votre attention, vous ont mis du baume au cœur ? Découvrons-le en consultant vos avis !

Débutons ce nouveau numéro avec le long-métrage qui a le plus fait parler ces dernières semaines à savoir Zack Synder’s Justice League, qui a semble t-il suscité un intérêt certain si l’on en croit les retours que nous avons reçu. En voici un petit florilège :

Tout d’abord sceptique quant à cette dénommée Snyder’s Cut, car partant sur les mêmes bases que l’affreux long-métrage de Joss Whedon, je dois reconnaître qu’à l’arrivée ce nouveau Justice League est une réussite. On ne peut que constater les dégâts causés par Whedon et la Warner, qui ont préféré sacrifier toute once de développement et instaurer un humour made in MCU pour espérer plaire au public, ce qui les a au contraire échaudé. Ainsi, avec ces près de quatre heures, le film se révèle plus abouti avec une réelle cohérence au niveau de son histoire, des personnages vraiment étoffés et des scènes d’action épiques, ce qui est d’autant plus cool que l’on ressent la patte Snyder. Si certains défauts persistent, notamment des effets spéciaux faisant parfois mal aux yeux, dans son ensemble la Snyder Cut est une réelle surprise, nous permettant de voir que le réalisateur avait une vision claire pour son film et que celle-ci a été purement et simplement massacrée. Un vrai gâchis qui est désormais de l’histoire ancienne. Anaïs

Je peux concevoir que l’on puisse être insensible au style de Zack Snyder, qui a toujours divisé, mais il n’empêche que cet homme est un passionné et cela se voit à l’écran avec ce Justice League, apothéose de son aventure dans l’univers DC Comics. Malgré une durée de 4h, on ne demande qu’une chose à la fin de ce visionnage, de le re-regarder tant le film est dense, qu’il n’y a aucun temps mort, toutes les scènes étant importantes. Cette seule et unique version de Justice League (celle de Whedon est à bannir et à effacer des mémoires collectives), est l’occasion de réhabiliter nos pauvres super-héros, malmenés dans le long-métrage d’origine, je pense à Barry Allen mais surtout à Cyborg qui devient indispensable et n’est pas qu’un second couteau, sa storyline s’avérant touchante et vraiment travaillée cette fois. Niveau bad guys, quel plaisir de finalement voir Darkseid en chair et en os ! Il y a tellement de points forts à mes yeux que je ne vais pas tous les citer. En tout cas, svous avez aimé le côté apocalyptique de Batman v Superman, vous allez sûrement avoir des frissons lors de votre découverte du film, tout comme j’en ai eu. Merci pour ce cadeau Zack ! Et pour la Warner, je n’ai qu’une chose à dire : #RestoreTheSnyderVerse ! Clément

Je ne vais pas mâcher mes mots et le déclarer haut et fort, Justice League version Zack Snyder est un véritable chef d’œuvre à ranger au panthéon des meilleurs films de super héros. Ce long-métrage est l’aboutissement douloureux d’une trilogie qui a certes ses défauts mais qui est dans sa globalité aboutie, se clôturant avec brio. Sous le regard du réalisateur, les super héros sont élevés au rang de divinités, iconisés par une mise en scène sublime, pour ceux qui aiment la patte si particulière de Snyder bien entendu. Nos personnages s’étoffent et si Batman et Wonder Woman s’imposent encore plus comme les leaders naturels de l’équipe en l’absence de Superman – qui irradie l’écran de sa présence lors des derniers actes du film – apprécions le rôle donné à Flash mais surtout à Cyborg, qui a un rôle à jouer dans l’intrigue. Avec une intrigue charcutée à 90% dans la version de Joss Whedon, on ne peut que comprendre la colère de son interprète Ray Fisher, qui peu ici s’exprimer et nous montrer l’étendu des pouvoirs de Victor Stone. Même au niveau des bad guys, là où Steppenwolf était un ennemi lambda, transparent, il prend corps dans cette version estampillée Snyder, devenant imposant, menaçant, avec des ambitions mieux définies. Ce nouveau Justice League est à classer ranger parmi les plus grands films de super héros, sans aucune ironie, et il ne reste plus qu’à espérer une suite, car nous n’avons qu’une envie, voir Darkseid débarquer avec pertes et fracas sur Terre. Sébastien

Restons dans le domaine du cinéma mais dans un tout autre registre avec l’avis de Claire, qui est venue nous parler de The Nightingale de Jennifer Kent, qui est loin de l’avoir laissé indifférente.

Si en cette période de fermeture des salles obscures il y a une offre restreinte de films à se mettre sous la dent, beaucoup de ceux proposés sur les plateformes étant plus que passables malheureusement, il arrive que l’on tombe de temps à autres sur des pépites, à l’image de The Nightingale, qui est venu littéralement me bousculer et me traumatiser, dans le bon sens du terme. Ayant apprécié The Babadook, lorsque j’ai appris que le second long-métrage de Jennifer Kent était disponible sur OCS, ma curiosité m’a lancé à la découverte de ce drame et l’expérience a été intense. La réalisatrice australienne nous offre une œuvre radicale, sans concession, qui nous met face à la cruauté de l’Homme et nous expose à sa violence latente. C’est ainsi que, dans une Australie en pleine colonisation britannique, nous sommes témoins du calvaire de Clare, une bagnarde victime d’une agression crasse de la part de son officier de tutelle. Alors que la situation s’envenime, la vie de la jeune femme bascule dans l’horreur lors d’une nuit funeste où sa famille est décimée devant ses yeux, le tout pendant qu’elle se fait violer (tout un programme et tout ceci se produit en l’espace d’une demi-heure).

S’engageant dans une quête vengeresse suite à cette tragédie, Clare s’engage sur un chemin rouge vif où la rage prévaut sur les autres sentiments. Une spirale violente qui va être l’occasion pour la jeune de se rendre compte de l’animosité de l’Homme et que cette bestialité, cette haine ne se consacre pas qu’à la gente féminine mais à n’importe qui. Une haine latente qui est dépeinte sans détour et avec une certaine viscéralité par Jennifer Kent, qui dénonce les ravages de la colonisation sur les populations à travers le parcours de notre ange de la vengeance et son ‘boy’ lui servant de guide, Billy, un indigène ayant également tout perdu. Le racisme, le saccage des terres, des sujets délicats et difficiles qui sont abordés de front, sans compromission pour une expérience choc rien de moins. Déroutant mais puissant, The Nightingale dénote parmi les propositions actuelles.

Fidèle de la rubrique, Thibaut est revenu en quelques mots sur le long-métrage l’ayant agréablement surpris parmi ceux découverts ces dernières semaines.

Après les dernières annonces, une possible réouverture des lieux culturels à la mi-mai: on y croit, en attendant voici mon coup de coeur du mois :

A l’occasion des 30 ans de la disparition de Serge Gainsbourg, j’ai regardé « Gainsbourg vie héroïque » de Joann Sfar avec Eric Elmosnino dans le rôle titre entouré d’une distribution prestigieuse : la regrettée Lucy Gordon dans le rôle de Jane Birkin, Laetitia Casta dans celui de Brigitte Bardot, Anna Mouglalis dans celui de Juliette Greco, Sara Forestier est France Gall, Mylène Jampanoi, Philippe Katherine est Boris Vian sans les participations de Claude Chabrol, Yolande Moreau et François Morel.

Une véritable ode à l’artiste dans laquelle l’artiste est ressuscité avec brio.

Bon courage à tous pour ce nouveau confinement.

Enfin, participante régulière, Cécile, du blog Pamolico nous partage son gros coup de coeur pour It’s A Sin, la dernière série en date de Russel T. Davies

En cinq épisodes poignants, Russel T. Davis (à l’origine notamment de Years and Years et de Queer as Folk) nous plonge dans les années SIDA, aussi années Queen et Blondie, Annie Lennox et Kate Bush. Les couleurs chatoyantes éclatant à l’écran se parent d’ombre lors des scènes à l’hôpital, la bande-son pétillante laisse place à des morceaux instrumentaux émouvants. Le réalisateur britannique berce les âmes et violente les cœurs, crée une bande de personnages attachants et bigarrés. Entre ode à la vie et rappel qu’elle est trop courte pour ne pas en profiter pleinement, It’s a Sin– C’est un pécher, d’après la chanson éponyme des Pet Shop Boys – marque d’une empreinte indélébile tout un chacun, fait écho dans les mémoires d’une génération et confronte les Millenials si ouverts d’esprit à une époque qu’ils ne connaissent que peu.

Sa critique complète est à retrouver sur son blog, à l’adresse suivante : https://pamolico.wordpress.com/2021/03/28/its-a-sin-russel-t-davies/

Merci à vous pour votre participation ! Si d’autres personnes veulent rajouter leurs avis, aucun soucis, envoyez-les moi par mail à l’adresse suivante : seriesdefilms@hotmail.com et vous serez ajoutés à l’article.


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2 commentaires »

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