[Critique] X-Men : Dark Phoenix, menace intérieure

Trois ans après X-Men : Apocalypse, la franchise mutante de 20th Century Fox est de retour pour un ultime volet, qui clôt près de vingt-ans d’aventures sur grand écran. Mis en scène par Simon Kinberg, X-Men : Dark Phoenix voit notre équipe de super-héros (James McAvoy, Jennifer Lawrence, Michael Fassbender, Sophie Turner, Nicholas Hoult, Alexandra Shipp, Tye Sheridan) en proie à une menace intérieure, quand Jean Grey perd le contrôle de ses pouvoirs…

Avec X-Men : Dark Phoenix, Simon Kinberg offre une conclusion plutôt satisfaisante à la saga mutante en resserrant ses enjeux sur ses personnages principaux.

Après avoir été précédemment adapté pour X-Men : L’Affrontement Final de Brett Ratner, l’arc du Phénix Noir revient sur le devant de la scène et Kinberg, scénariste de cet opus, se colle une nouvelle fois à son écriture. La problématique principale de cette relecture était d’éviter de faire doublon avec le premier essai et heureusement, si certains éléments se répètent, assez de nouveautés se greffent à l’intrigue à commencer par l’introduction d’un terrain de jeu étendu avec la partie cosmique, qui est un élément des comics que nous n’avions pas encore vu à l’écran dans l’univers X-Men.

En résulte une introduction solide qui permet de rentrer rapidement dans le vif du sujet, à savoir Jean Grey et sa perte progressive de contrôle face à ses pouvoirs. Kinberg prend la direction du drame intimiste et ce parti-pris est judicieux, la dislocation de notre équipe de mutants permettant de jouer sur l’empathie que l’on a pour les personnages que l’on connaît depuis années. Si, grâce au jeu de Sophie Turner, nous nous sentons concernés par le sort de Jean, malheureusement les autres protagonistes qui ont été intégrés dans X-Men : Apocalypse à savoir Cyclope, Tornade et Diablo pâtissent de ce précédent opus, n’ayant pas encore la prestance ni le charisme qu’avaient leurs aînés, la faute à une écriture bancale. Un volet en plus aurait sûrement permis de les voir s’affirmer mais même s’ils restent en retrait, ils ont le droit à leur part d’action, en particulier dans le dernier acte.

Les enjeux dramatiques fonctionnent surtout sur le quatuor Charles Xavier, Magneto, Mystique et Le Fauve, que l’on suit depuis X-Men : Le Commencement. Le fossé se creuse entre ces derniers face à la situation entourant Jean Grey et les egos s’en mêlent de même que la tristesse et la rage, ce qui nous offre des configurations et des tandems inédits. Aidé par le jeu de James McAvoy, Jennifer Lawrence, Michael Fassbender et Nicholas Hoult, la tragédie familiale qui s’offre à nous réserve son lot de péripéties et d’action.
Même s’il y a fort à faire avec les querelles qui rongent l’équilibre des X-Men, des ennemis sont de tout de même présents avec une race extra-terrestre, menée par une Jessica Chastain se contentant d’une partition tout en nonchalance, faisant de la figuration avant de se réveiller dans le dernier acte. La partie cosmique se voit donc au final effacée au profit de l’aspect humain, un choix que l’on doit à la réécriture totale de cette partie finale, qui se concentre sur nos mutants et leur esprit d’équipe.

Pour sa première réalisation, Simon Kinberg met du coeur à l’ouvrage et il est à noter que certaines séquences sont bien pensées, que ce soit l’introduction et la mission spatiale, les scènes émotionnelles et tragiques. Surtout, il n’oublie pas de rester à une échelle intimiste, pour mieux surligner la gravité des événements se déroulant dans cet opus. La partition de Hans Zimmer, ajoute à l’ensemble une atmosphère tragique et se marie bien à ce qui se passe à l’écran.

X-Men : Dark Phoenix clôt avec noirceur près de vingt-ans d’aventures cinématographiques et offre une porte de sortie convaincante à nos mutants en privilégiant l’intime à la débauche d’action. La saga aura eu des hauts et des bas mais dans sa globalité, elle a su rester divertissante et à marqué le genre super-héroïque. Désormais il n’y a plus qu’à patienter et attendre de voir le reboot de la franchise par Disney et Marvel Studios.

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© 2019 Twentieth Century Fox

 

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